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Immigration : Josiane Balasko et Bruno Solo appellent dans « C à vous » à manifester contre une « loi presque illégitime »

Josiane Balasko et Bruno Solo ont appellé ce mardi 16 janvier au soir, dans l’émission « C à vous » sur France 5, à manifester le 21 janvier contre la loi immigration.
C à vous, France 5 Josiane Balasko et Bruno Solo ont appellé ce mardi 16 janvier au soir, dans l’émission « C à vous » sur France 5, à manifester le 21 janvier contre la loi immigration.

POLITIQUE - Ils dénoncent une loi « ridicule ». L’actrice Josiane Balasko et l’humoriste Bruno Solo ont appelé ce mardi 16 janvier au soir, dans l’émission « C à vous » sur France 5, à descendre dans la rue dimanche 21 janvier contre la promulgation de la loi immigration. Des Français immigrés et descendants d’immigrés ont déjà manifesté contre ce texte dimanche 14 janvier.

« C’est une loi inique et presque illégitime ! On est en France, il y a une tradition de fraternité, d’accueil dans ce pays qui est bafouée ! C’est de l’électoralisme scandaleux ! », a dénoncé Bruno Solo, comme vous pouvez l’entendre ci-dessous. Et d’ajouter : « On cherche un bouc émissaire aux difficultés de vivre ensemble ».

« On n’a pas besoin de lois supplémentaires qui ajoutent des problèmes pour les personnes [immigrées en France] », a également estimé Josiane Balasko, qui ajoute qu’elle a signé une tribune en signe de désaveu de cette loi. « C’est d’ailleurs la seule tribune pour laquelle on a participé cette année », dit-elle en rigolant à l’adresse de Bruno Solo.

Un « tournant dangereux de notre République »

Avec quelque 200 autres personnalités, les deux artistes avaient effectivement signé une tribune publiée début janvier par l’Humanité et Mediapart dénonçant un « tournant dangereux de notre République » après le vote du texte immigration.

Parmi les signataires de ce texte figurent aussi l’actrice Julie Gayet, les écrivains Nicolas Mathieu et Alice Zeniter, l’humoriste Guillaume Meurice, les syndicalistes Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT). Ils fustigent un texte de loi « rédigé sous la dictée des marchands de haine qui rêvent d’imposer à la France leur projet de ’préférence nationale’ ».

« Soucieux de rassemblement et de solidarité plutôt que de division sans fin de notre société, nous demandons au président de la République de ne pas promulguer cette loi », conclut le texte.

Adopté au forceps par le Parlement, le projet de loi immigration restreint notamment le versement des prestations sociales pour les étrangers, instaure des quotas migratoires, remet en question l’automaticité du droit du sol et rétablit un « délit de séjour irrégulier ».

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