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"IA, entre excès de crainte et excès d’optimisme"

Arnaud Benedetti est le rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire. Il lance avec la mairie de Saint-Raphaël la 2ème édition du "Printemps des technologies", consacré à l’intelligence artificielle, 22-24 mars 2024. Entretien.

"L’intelligence artificielle peut manifestement être considérée comme une rupture majeure – comme beaucoup de ruptures l’ont été dans l’histoire des technologies". Pour Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, "plus ancienne revue française née en 1894 en des temps républicains et qui fête donc cette année ses 130 ans", tient-il à rappeler, "ce qui nous intéresse est d’analyser ce phénomène technologique et en quoi il peut transformer la société". Lors de cette 2ème édition de la rencontre ouverte gratuitement au grand public, intitulée "Le Printemps des Technologies" avec la mairie de Saint-Raphaël du 22 au 24 mars, à laquelle Sciences et Avenir participera (lire encadré "IA, intelligence humaine et géopolitique"), seront ainsi évoqués les questionnements et les espoirs suscités par cette évolution technologique. Interview.

Sciences et Avenir : Pour cette 2ème édition du Printemps des Technologies, le thème de l’intelligence artificielle (IA) s’imposait à votre revue d’analyse des phénomènes politiques ?

Arnaud Benedetti : Oui, car c’est manifestement une rupture qu’on peut considérer majeure et le politique s’y retrouve directement confronté. Or, on a l’impression que cet enjeu technologique, si ce n’est insuffisamment pensé, peut être beaucoup plus subi qu’accompagné par le politique. Il s’agit donc d’en comprendre tous les enseignements et conséquences.

Est-ce que l’IA fait surtout peur ?

Pas forcément. Elle suscite des inquiétudes mais aussi des espoirs. On s’interroge sur les emplois qu’elle va détruire et dans le même temps sur ceux qu’elle va créer. Il y a aussi cette utopie technicienne – c’est assez frappant chez un certain nombre de politiques – selon laquelle elle apporterait des réponses politiques à de grandes questions. Comme un surinvestissement dans une foi en la technique. Il faut donc trouver un moyen terme entre deux excès, excès de crainte ou excès d’optimisme, la vérité, comme très souvent, étant entre les deu[...]

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