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Hommage national à Gisèle Halimi : pourquoi son fils refuse d’y assister

Emmanuel Macron va présider une cérémonie en l’honneur de Gisèle Halimi, lors de la Journée internationale des droits des femmes.  - Credit:Max ROSEREAU / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD
Emmanuel Macron va présider une cérémonie en l’honneur de Gisèle Halimi, lors de la Journée internationale des droits des femmes. - Credit:Max ROSEREAU / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Le journaliste Serge Halimi, l'un des fils de Gisèle Halimi, décédée en 2020, ne participera pas à l'hommage national à l'avocate prévu mercredi, car il survient en pleine mobilisation contre une réforme des retraites que la militante féministe aurait combattue, a-t-il annoncé dimanche. M. Halimi, ancien directeur du Monde diplomatique, dit avoir été « subitement informé » cette semaine par la présidence de la République, « en même temps que la presse », que cet hommage aurait lieu mercredi 8 mars, lors de la Journée internationale des droits des femmes.

« Je n'y participerai pas. La décision de l'Élysée intervient après plus de deux ans de tergiversations et alors que le pays est mobilisé contre une réforme des retraites extrêmement injuste dont les femmes qui occupent les métiers les plus difficiles seront les premières victimes », a souligné M. Halimi dans une déclaration transmise à l'AFP. « Ma mère aurait défendu leur cause et manifesté à leurs côtés. Le 8 mars, ce sera la meilleure façon d'honorer sa mémoire et ses combats », a ajouté le journaliste, qui a précisé à l'AFP n'avoir « jamais eu de contact avec l'Élysée, ni avec aucun officiel, depuis le décès de (sa) mère ».

Une « instrumentalisation politique »

Serge Halimi rejoint ainsi la position exprimée par Violaine Lucas, la présidente de l'association Choisir la cause des femmes, fondée par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir en 1971. Organiser cet hommage national en pleine contestation contre la [...] Lire la suite