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Cet hiver doux dans les Pyrénées a fait sortir cette maman ours et ses bébés de leur tanière

FIEP Groupe ours Pyrénées / Association Pays de l’Ours
FIEP Groupe ours Pyrénées / Association Pays de l’Ours

ANIMAUX - Quand l’hiver n’est pas là, les ours dansent. Dans les Pyrénées, l’hiver particulièrement doux fait sortir le plus grand mammifère des montagnes françaises de sa tanière. D’après des images captées par des caméras automatiques durant les mois de novembre 2023 et février 2024, des ours vaquent à leurs occupations dans les forêts pyrénéennes, alors qu’ils devraient être en période de dormance hivernale.

Ces vidéos et photographies saisissantes ont été partagées le 23 février sur les réseaux sociaux par l’association Pays de l’ours et le Fonds d’Intervention Éco-Pastoral (FIEP), deux associations qui promeuvent le retour de l’ours dans les Pyrénées.

Elles montrent des individus suivis de longue date, à savoir le mâle Rodri, ainsi que la femelle Sorita et ses oursons, déambuler dans la Vallée d’Osseau (Pyrénées-Atlantiques) au cours des dernières semaines.

Pas d’inquiétude pour la santé

En réalité, l’ours des Pyrénées ne se plie pas à une « hibernation stricte », comme la marmotte, mais à une « dormance hivernale », explique le site des Parc nationaux de France. Celle-ci s’échelonne de novembre à mars et permet de pallier au manque de nourriture. Par moment, quand la température remonte durant l’hiver - ce qui est de plus en plus fréquent avec le réchauffement climatique - l’ours peut donc effectuer « de courts déplacements autour de sa tanière ».

La perturbation de cette dormance, qui semble plus importante cet hiver 2023 - 2024, ne représente toutefois pas un fait gravissime pour l’espèce. « Les ours hibernent par adaptation, et pas par besoin physiologique », explique Alain Reynes, directeur de l’association Pays de l’ours à nos confrères du Point. « Cette année, comme la météo est particulièrement clémente et que la fructification a été riche à l’automne, ils trouvent plus facilement à manger, et certains n’ont donc toujours pas commencé à hiberner », ajoute-t-il.

Mi-février, des records de chaleur pour le mois ont été battus dans le Pays basque, avec 26,7° à Mendive, 26,3 °C à Laruns-Hourat et même 27,2 °C à Licq-Arherey. Météo-France a annoncé que la première quinzaine de février 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée en France.

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