"Hitler n’a pas fini le travail" : les propos racistes et antisémites de deux policiers du TGI

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Deux policiers ont tenus des propos racistes sans être inquiétés

Selon un rapport et plusieurs témoignages, deux policiers affectés au tribunal de grande instance (TGI) de Paris auraient tenu des propos racistes et antisémites envers leurs collègues. Deux ans après les faits, ils n’ont toujours pas été inquiétés.

Ce mardi 1er juin, le site d’information StreetPress a rendu public un rapport (entièrement consultable ici) démontrant que deux policiers ont tenu des propos à caractère racistes et antisémites à l’encontre de certains de leurs collègues. À ce jour, malgré une enquête de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), un rapport et des témoignages très précis, aucun de ces fonctionnaires n’a été inquiété.

La scène se déroule au sein du tribunal de grande instance de Paris, dans la salle d’audience 2.05. Alors qu’un policier vient renforcer la brigade d’escorte sur place, il entame une discussion banale avec l’une de ses collègues autour de la question des délinquants mineurs. Très vite, cette autre policière dite aux cheveux rouges accuse les parents des délinquants d’être responsables de leurs actes. Mais l’échange dégénère réellement quand un autre policier s’en mêle : “C’est dû à leur origine. Pourquoi ce n’est que des Arabes et des Noirs, que des étrangers ?”, “C’est dans leur nature. Il y a trop d’étrangers en France. S’il n’y en avait pas [d’étrangers], il n’y aurait pas d’agressions sexuelles ni de violeurs.” ou encore “Ils [les nazis] n’ont pas fini le travail.”

Du harcèlement mais aucune sanction

Dès le lendemain, le fonctionnaire venu en renfort décide de dresser un rapport à ses supérieurs et à l’IGPN tant il est choqué par les propos de ses collègues. Peu de temps après, il est reçu par l’inspection générale de la police, tout comme les auteurs des faits le seront un peu plus tard. Pourtant, rien ne sortira de ces entretiens, ni sanction ni réprimande, tout juste une volonté d’apaiser les relations entre les parties. Et ce bien que les mis en cause aient avoué avoir tenu ces propos.

Pourtant, rien ne se calme. L’auteur du rapport et son collègue ayant témoigné dans son sens font rapidement l’objet d’un harcèlement moral quotidien au prétexte qu’ils seraient “des balances”. Un témoin raconte même que plus personne ne leur parlait au sein de la brigade. Le policier ayant rapporté les propos racistes a rapidement été muté en province à sa demande. Deux ans après les faits, l’enquête de l’IGPN n’a toujours pas rendu ses conclusions.

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