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“Historique” : le drapeau suédois flotte au siège de l’Otan

“La Suède prend sa place au sein de l’Otan dans la splendeur royale”, titre en une Dagens Nyheter mardi 12 mars. Une allusion à la présence, lors de la cérémonie organisée la veille au siège bruxellois de l’Alliance atlantique, de la princesse héritière, Victoria de Suède, visible sur la photo de une, vêtue de bleu.

Lundi 11 mars, le drapeau azur et or du royaume s’est élevé, entre ceux de l’Espagne et de la Turquie, dans le ciel grisâtre et pluvieux, alors qu’est joué l’hymne national suédois. Un événement qui vient clore le processus d’adhésion d’un pays qui est désormais le trente-deuxième État membre de l’Otan.

“Un jour véritablement historique”, a clamé le secrétaire général de l’organisation militaire occidentale, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse tenue peu avant la cérémonie, raconte le journal de tendance libérale, dans ses pages intérieures.

Et le dirigeant norvégien de se féliciter : de “partenaire” de l’Alliance, le plus peuplé des pays scandinaves (avec dix millions d’habitants) devient “un allié” à part entière. Qui plus est, une nation dotée de “capacités militaires de premier ordre” qui lui permettront de “contribuer à notre défense collective”.

“L’erreur stratégique” de Poutine

Pour le Premier ministre suédois, le conservateur Ulf Kristersson, cette nouvelle étape est également “historique”, la Suède laissant ainsi derrière elle “plus de deux cents ans de non-alliance militaire”. Désormais, a-t-il fait remarquer, tous les pays nordiques sont membres de l’Otan.

Candidate en même temps que la Suède, la Finlande – elle aussi longtemps neutre et hors de toute alliance militaire – y a adhéré dès avril 2023. Un double ralliement qui a pour origine l’invasion de l’Ukraine par les forces armées russes, l’année précédente. L’occasion pour Jens Stoltenberg d’évoquer “l’erreur stratégique” du président russe, Vladimir Poutine : “Il voulait moins d’Otan, mais il en reçoit plus.”

Dans un autre article, Dagens Nyheter revient sur les épisodes ayant marqué “le voyage stressant et semé d’embûches” du pays vers l’Otan, avec les rebondissements en série l’ayant ralenti, du veto turc à la lenteur hongroise à avaliser cette adhésion.

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