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Herbert Kickl, le tribun autrichien qui veut s’affranchir du droit international

Le constat fait par Falter est sans appel : l’extrême droite est aujourd’hui la mouvance politique la plus populaire d’Autriche, où plus de 30 % des personnes interrogées lui sont favorables : “7 à 8 %, c’est l’avance dont jouit le FPÖ dans les sondages, et ce depuis des mois”, assure le magazine viennois dans un dossier de réflexion sur le pouvoir d’attractivité du Parti de la liberté.

Le média d’investigation s’est penché dans son édition de janvier sur l’idéologie portée par le chef du FPÖ, Herbert Kickl, représenté en une comme un tribun autoritaire inspiré de Charlie Chaplin dans Le Dictateur (1940), la tête coiffée de ce qui ressemble à une casquette d’officier nazi. “Les discours de Kickl”, titre-t-il au-dessus de l’image sombre du patron de l’extrême droite autrichienne. “Que souhaite faire de l’Autriche le chef du FPÖ ? Nous avons analysé ses déclarations.”

S’affranchir du droit international

À l’intérieur du journal, le programme politique du quinquagénaire apparaît sous la forme de citations tirées de ses discours et interviews de ces cinq dernières années, accompagnées de vérifications des faits et de mises en contexte. Expulsions massives de migrants, sanctions contre les demandeurs d’asile, prison dès l’âge de 12 ans pour les délinquants… D’après Falter, “une grande partie des mesures que Kickl met en avant sont contraires au droit international, au droit européen et à la Constitution autrichienne”.

Le quinquagénaire considère d’ailleurs que le droit migratoire de l’Union européenne (UE), qui interdit entre autres le renvoi de migrants vers des pays dangereux pour leur intégrité physique et morale, est “contre-productif”. Au nom de la neutralité et de la “souveraineté” de l’Autriche, il demande à s’affranchir d’une partie des traités européens et internationaux.

Alors que les élections législatives autrichiennes se tiendront à l’automne, l’analyse des prises de parole de Herbert Kickl donne une idée de ce “à quoi l’Autriche ressemblerait si le FPÖ y appliquait ses idées politiques”, commente Falter. En février 2023, le média avait déjà conswacré sa une au parti et à son chef. Près d’un an plus tard, ses chances de remporter le scrutin semblent tout aussi radieuses.

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