Hérault : il doit rester avec le cadavre de sa femme plus de 24h, faute de médecin pour constater le décès

Après avoir découvert sa femme morte dans la salle de bains, il a dû attendre le lendemain pour qu'un médecin vienne constater le décès (Photo : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)

Après la mort soudaine de sa femme âgée de 77 ans, un habitant de la commune de Mèze s'est retrouvé dans une situation particulièrement insupportable.

Une conséquence édifiante de la désertification médicale qui frappe de nombreuses régions françaises. Ce lundi 6 juin, un habitant de la petite commune de Mèze (Hérault) a vécu un véritable calvaire, en étant forcé de cohabiter pendant toute une journée avec le corps sans vie de son épouse.

Morte dans sa salle de bain

Comme le rapporte Midi Libre, cette dernière, âgée de 77 ans, est subitement décédée ce lundi matin, assise sur une chaise, dans la salle de bains du logement où elle habitait avec son mari, âgé de 79 ans. "J'ai été assez violemment choqué, explique ce dernier, cité par le quotidien régional. Je ne m'y attendais absolument pas !"

Après avoir repris ses esprits, le septuagénaire a fait ce que chacun ferait en pareille situation : contacter les pompiers. Ces derniers lui ont cependant expliqué qu'ils n'étaient pas habilités à se déplacer pour ce genre de cas de figure et lui ont conseillé d'appeler le 15 pour prévenir les urgences médicales.

Aucun médecin disponible

Le Mézois va cependant aller de désillusion en désillusion : malgré plusieurs coups de téléphone, auprès des urgences médicales, mais aussi de l'Agence Régionale de Santé (ARS), il ne parvient pas à faire venir un médecin sur place. "Les gens sont de bonne volonté, mais aucun médecin ne vient pour constater le décès. Il n'y en a pas", résume l'intéressé, cité par Midi Libre.

"On m'a dit qu'il est interdit de bouger le corps, expliquait-il encore dans cette interview réalisée ce lundi 6 juin. Le corps doit rester en l'état où il était ce matin. On ne peut même pas l'allonger. On est dans une situation grotesque. Et depuis ce matin, elle se décompose (...) Cela devient dramatique, malsain et honteux. C'est scandaleux de traiter un cadavre comme ça ! C'est inacceptable."

"À Mèze, il est interdit de mourir"

Le septuagénaire aura donc dû passer toute la journée avec le cadavre de sa femme dans la salle de bains et n'a même pas pu contacter les pompes funèbres, le décès n'étant pas officiel. "À Mèze, il est interdit de mourir, s'insurge le retraité. C'est un drame pour les personnes décédées et pour ceux qui restent vivants."

D'après le quotidien régional, qui cite le fils de la défunte, les gendarmes devaient finalement se déplacer ce mardi matin pour constater le décès et mettre fin au calvaire du mari endeuillé et de ses proches, logiquement révoltés par cette situation. Contactés par Midi Libre, les pompiers locaux ont assuré avoir suivi la procédure normale, tandis que les services d'urgences ont botté en touche en invoquant le secret médical.

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