Haut-Karabagh : à Erevan, qui accueille un grand nombre de réfugiés, "l'histoire se répète"

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"A.T.S, Anodatchu Trtchor Sarq", avion sans pilote en traduction littéral. Drone. Ce mot revient inlassablement dans la bouche des réfugiés du Haut-Karabagh venu se mettre à l'abri en Arménie. Hantée par les sifflements des Orbiter 1 israëlien et des Bayraktar TB2 turcs, Liana Safaryan ne trouve pas le sommeil. "Le bruit ne sort pas de ma tête. Mes enfants, eux, ont peur quand un avion décolle." Originaire d'un village proche de la ville de Martuni, au Sud-Est du Haut-Karabagh, cette mère de famille et ses huit enfants habitent maintenant un centre géré par l'Eglise arménienne évangélique à Erevan, capitale de l'Arménie. 

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Comme Liana, 90.000 des 150.000 habitants de l'Artsakh (Haut-Karabagh) ont fui cette république autoproclamée du Caucase, grande comme le département des Alpes-Maritimes. En proie à de violents combats entre les forces azéries et arméniennes depuis le 27 septembre dernier, le territoire s'est vidé. Les incessants bombardements ont jeté sur la route femmes et enfants. Leurs frères, maris et pères ont pris les armes. Certains de leurs grands-parents sont restés assurer la logistique. 

En 2006, la guerre n'avait pas duré

Liana a attendu pour quitter sa maison : "Je pensais que le conflit n'allait pas durer longtemps, comme en 2006 - la guerre s'était arrêtée après 4 jours. Je suis même sorti de la cave où nous étions en sécurité, au deuxième...


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