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Harcèlement de Maël: l'élève mis en cause va changer d'école

Maël devant son école, près de Creusot, en Saöne-et-Loire  - BFMTV
Maël devant son école, près de Creusot, en Saöne-et-Loire - BFMTV

L'élève mise en cause dans le harcèlement du jeune Maël*, 10 ans, va changer d'école. Dans un communiqué publié ce mercredi, l'académie de Dijon a annoncé que sa famille avait accepté la proposition que lui, ainsi qu'un autre protagoniste ne fréquentent plus l'école des Bizots, en Saône-et-Loire.

Il y a quelques semaines, BFMTV rapportait le témoignage de Maël, élève de CM2, déscolarisé suite au harcèlement quasi-quotidien de la part de l'un de ses camarades de classe, et ce depuis le CE1.

Plusieurs propositions émises

"De nombreux échanges ont été entrepris par le rectorat et les services de l'Éducation nationale de Saône-et-Loire avec les familles", explique le rectorat ce mercredi.

"Des propositions avaient été formulées aux deux familles pour garantir le retour du petit Maël à l’école", poursuit le communiqué. En juin, une réunion est organisée avec l'ensemble des responsables pédagogiques afin de tenter d'endiguer la situation, alors que le harcèlement de Maël est reconnu par le psychologue de l'école.

Toutefois, rien ne change. L'Éducation nationale avait alors proposé de rescolariser l'élève dans une autre école, une hypothèse refusée par les parents de Maël, dénonçant une injustice.

Une enquête en cours

C'est ainsi qu'une "proposition supplémentaire a été faite aux parents de l’élève mis en cause d’être scolarisé dans une autre école". La famille a accepté cette proposition en attendant les résultats de l’enquête.

En effet, les parents de Maël ont déposé une plainte pour "harcèlement", provoquant l'ouverture d'une enquête par le parquet de Chalon-sur-Saône, toujours en cours actuellement, indique l'Académie.

"Le rectorat de l’académie de Dijon et l’ensemble de ses personnels très mobilisés dans la lutte contre le harcèlement scolaire souhaitent que l’école des Bizots puisse retrouver un climat serein et que les deux élèves concernés puissent poursuivre leur scolarité dans des conditions apaisées", peut-on lire dans le communiqué.

"Des coups de plus en plus forts"

Alors que Maël dit être victime de harcèlement depuis plusieurs années, les premières alertes auprès de l'Éducation nationale remontent à décembre 2021. Trois mois plus tard, les parents d'un autre camarade de classe alertent les proches de Maël des envies suicidaires du petit garçon, poussé à bout par les violences et les injures.

"J’ai peur de celui qui m’agresse. T’es moche, t’es nul, t’es con, et après ça continue avec des coups de plus en plus forts. C’est fait exprès et ça faisait très mal", décrivait en février dernier le garçon de 10 ans au micro de BFMTV.

* Le prénom a été changé.

Article original publié sur BFMTV.com