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Le Hamas revendique une attaque meurtrière à Jérusalem et appelle à “l’escalade”

Il était un peu plus de 7 heures du matin, ce jeudi 30 novembre, dans le secteur de Givat Shaul, à l’entrée ouest de Jérusalem, lorsque deux hommes, armés d’un fusil et d’une arme de poing, sont sortis d’une voiture blanche près d’un arrêt de bus, et ont tiré sur la foule avant d’être abattus par la police et un civil armé, raconte The Jerusalem Post.

Le bilan est lourd. Trois personnes ont perdu la vie – un rabbin de 73 ans, une directrice d’école âgée d’une soixantaine d’années qui a succombé à ses blessures, et une jeune femme de 24 ans qui habitait dans un quartier voisin – et plusieurs personnes ont été blessées.

Le Shin Bet – le service de renseignement intérieur de l’État hébreu – a identifié les assaillants. Il s’agit de deux frères palestiniens originaires de Sur Baher, à Jérusalem-Est, “affiliés au Hamas”, précise le site du quotidien israélien anglophone. Les deux hommes ont fait de la prison en Israël pour activités terroristes.

Le Hamas a revendiqué l’attaque en milieu de journée, indique la BBC, reprenant l’Agence France-Presse, dans son direct consacré au conflit. L’organisation islamiste a déclaré que “l’opération [était] une réponse naturelle aux crimes sans précédent commis par l’occupation”, faisant référence aux combats dans la bande de Gaza, et appelle à “une escalade de la résistance”.

Les menaces venues des autres fronts

Selon un autre article du Jerusalem Post, cette attaque meurtrière est l’illustration de deux menaces. D’abord, celle, “sérieuse, que représentent les armes illégales à Jérusalem-Est et en Cisjordanie”, où elles sont à la portée des “terroristes”, notamment dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, comme celui de Sur Baher, qui sont “abandonnés à une sorte d’anarchie” et à “l’extrémisme”.

Ensuite, titre le journal, cette attaque “montre la menace d’une contagion depuis Gaza”, en référence au conflit meurtrier qui oppose Israël au Hamas dans l’enclave palestinienne. Et d’expliquer :

“L’attaque de jeudi montre que, même si la pause dans les combats durait à Gaza, les menaces venues de la Cisjordanie et de Jérusalem, tout comme d’autres fronts, continueraient à peser.”

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