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Guerre en Ukraine : la Russie frappe Odessa en pleine visite de Volodymyr Zelensky

Le 6 mars 2024, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis marchent devant un immeubleendommagé par une attaque de drones à Odessa.
HANDOUT / AFP Le 6 mars 2024, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis marchent devant un immeubleendommagé par une attaque de drones à Odessa.

INTERNATIONAL - Des frappes aux plus près des deux dirigeants. L’armée russe a attaqué ce mercredi 6 mars Odessa, juste après que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, ont visité le grand port de cette ville située au sud de l’Ukraine. Cinq personnes sont mortes dans cette attaque, et plusieurs autres ont été blessées, indique le porte-parole de la marine ukrainienne.

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« À la toute fin (de la visite, ndlr), nous avons entendu le son des sirènes antiaériennes et des explosions tout près de nous. Nous n’avons pas eu le temps de nous mettre à l’abri », a déclaré le dirigeant grec à l’issue des bombardements, évoquant « une expérience impressionnante ».

Les militaires russes « ne se soucient pas de savoir si (les cibles) sont des militaires ou des civils (...), de savoir s’il s’agit d’invités internationaux. Ces gens s’en moquent », a pour sa part réagi Voldymyr Zelensky.

Une attaque « ignoble », dénonce Ursula von der Leyen

À Moscou, le ministère russe de la Défense a revendiqué un tir de missile sur une zone portuaire commerciale d’Odessa, affirmant y avoir touché un « hangar » dans lequel « des drones navals étaient préparés pour le combat par les forces armées ukrainiennes ».

La présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen a condamné sur X (ex-Twitter) « l’attaque ignoble de la Russie ». Avant de poursuivre : « Personne n’est intimidé par cette nouvelle tentative de terreur, certainement pas les deux dirigeants sur le terrain ni le courageux peuple ukrainien. »

Quant à la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, elle a jugé que ces frappes représentaient « l’énième acte d’intimidation russe ». Mais cette attaque sera, selon elle, « sans effet » et « n’affaiblira pas la résistance ukrainienne soutenue par l’Italie et son gouvernement sans hésitation ».

« Trop tôt » pour dire si Zelensky était visé

Ces frappes russes sur Odessa rappellent « le besoin urgent » d’aide militaire pour l’Ukraine, et en particulier « de systèmes de défense anti-aérienne », a pour sa part commenté un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. L’exécutif américain juge par ailleurs qu’il est « trop tôt » pour dire si cette attaque visait le président ukrainien.

Plusieurs régions d’Ukraine ont par ailleurs été visées par des attaques de drones russes dans la nuit de mardi à mercredi.

De leur côté, les Ukrainiens intensifient leurs actions à l’arrière des lignes russes avec l’assassinat présumé mercredi en zone occupée, à Berdiansk, d’une responsable chargée par les autorités russes des élections, morte dans l’explosion de sa voiture, et une attaque de drone sur un dépôt pétrolier dans la région russe de Koursk, frontalière de l’Ukraine.

Le dirigeant local de l’occupation russe dans cette région du sud de l’Ukraine, Evguéni Balitski, a dénoncé sur Telegram « un acte terroriste » et « une tentative d’intimidation » à une semaine de l’élection présidentielle russe des 15 au 17 mars, qui se déroulera aussi dans les territoires occupés.

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