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Guerre en Ukraine : pourquoi la Russie n’utilise pas le char Armata

Un T-14 Armata lors du 77ᵉ défilé de la victoire sur l'Allemagne nazi à Moscou.    - Credit:Evgeny Biyatov/SPUTNIK/SIPA / SIPA / Evgeny Biyatov/SPUTNIK/SIPA
Un T-14 Armata lors du 77ᵉ défilé de la victoire sur l'Allemagne nazi à Moscou. - Credit:Evgeny Biyatov/SPUTNIK/SIPA / SIPA / Evgeny Biyatov/SPUTNIK/SIPA

Mais où est donc passé le T-14 Armata ? Présenté en grande pompe en 2015 lors du traditionnel défilé du 9 mai célébrant le 75ᵉ anniversaire de la victoire de l'URSS contre l'Allemagne nazie, le nouveau blindé russe devait remplacer à terme la gamme des T-72, T-80 et T-90. Mais après deux ans de guerre en Ukraine, toujours aucune trace de chenille de l'engin, alors que plus de 2 600 chars russes ont été détruits.

L'Armata, dans sa forme et sa conception, s'écarte radicalement des chars construits par l'Union soviétique puis par la Russie. L'engin de 10 mètres de longueur (avec le canon) pour 3 mètres de hauteur et 4 mètres de largeur est bien plus imposant que les modèles précédents, plus compacts et tassés. Son poids serait compris entre 48 et 59 tonnes. La tourelle, équipée d'un canon de 125 mm, est inhabitée. Une première pour un tank moderne. Les trois membres d'équipage, pilote, tireur et chef de char, sont placés à l'avant de la caisse pour une meilleure survivabilité.

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L'agencement et un revêtement spécial permettraient de réduire son empreinte thermique et son radar, le rendant plus difficile à repérer pour les chars et les avions ennemis. Le T-14 serait également doté d'un petit drone de reconnaissance. Relié et alimenté par un câble, il ne peut s'élever que d'une dizaine de mètres de hauteur et aller jusqu'à une centaine de mètres du char. Mais après onze années de développement, l [...] Lire la suite