Guerre en Ukraine: Où vont les civils évacués de Marioupol?

Depuis les derniers jours d'avril, plusieurs dizaines de civils ont pu être évacuées de Marioupol (photo prise le 21 avril à proximité d'Azovstal, l'immense aciérie où sont localisées les dernières poches de résistance ukrainienne à Marioupol). (Photo: Victor / Xinhua New Agency via Getty Images)
Depuis les derniers jours d'avril, plusieurs dizaines de civils ont pu être évacuées de Marioupol (photo prise le 21 avril à proximité d'Azovstal, l'immense aciérie où sont localisées les dernières poches de résistance ukrainienne à Marioupol). (Photo: Victor / Xinhua New Agency via Getty Images)

Depuis les derniers jours d'avril, plusieurs dizaines de civils ont pu être évacuées de Marioupol (photo prise le 21 avril à proximité d'Azovstal, l'immense aciérie où sont localisées les dernières poches de résistance ukrainienne à Marioupol). (Photo: Victor / Xinhua New Agency via Getty Images)

GUERRE EN UKRAINE - Ils sont les survivants d’une ville martyre. Après une première évacuation durant le weekend pour secourir une centaine de civils réfugiés dans l’immense complexe industriel Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol, une deuxième est organisée ce lundi 2 mai.

Dans un message publié sur la messagerie Telegram, Pavlo Kirilenko, gouverneur régional de Donetsk, a donné rendez-vous à tous ceux qui souhaitaient quitter la ville. “Le 2 mai, l’évacuation à Marioupol commence à 7h00 (soit 6 heures à Paris). Point de collecte - Centre commercial ‘Port City’.”

Accueillis par Zelensky en personne?

L’objectif de cette initiative, menée de concert par les deux belligérants et le Comité international de la Croix-Rouge est de mettre en sécurité ces habitants de Marioupol, terrés dans des abris de fortune depuis plus de deux mois pour échapper aux bombardements et bien souvent victimes de la faim en plus d’avoir perdu toutes leurs possessions.

Des habitants qui doivent être amenés en bus jusqu’à Zaporijia, à un peu plus de 200 kilomètres à l’ouest de Marioupol, comme l’a encore précisé ce lundi 2 mai au matin sur BFMTV Tatiana Lomakina, responsable auprès du président Volodymyr Zelensky des couloirs humanitaires.

Le président ukrainien avait d’ailleurs annoncé avec joie dimanche 1er mai la mise en place de ce programme d’évacuation, permis par un cessez-le-feu, et même précisé qu’il accueillerait en personne les premiers convois. Il s’agirait de sa première sortie de Kiev depuis l’invasion russe.

Mais le parcours de ces personnes secourues est toutefois extrêmement compliqué. Pour les réfugiés, qui empruntent des routes contrôlées par l’armée russe et sur lesquelles de très nombreux points de contrôle ont été installés, l’avenir est incertain. Tant et si bien qu’ils pourraient mettre encore plusieurs jours à parvenir jusqu’à Zaporijia, où l’armée ukrainienne renforce ses positions face à la progression des Russes au sud et dans l’est de l’Ukraine.

Zaporijia, seulement une première étape

Comme l’expliquait sur place à nos confrères de BFMTV un volontaire aidant à l’accueil des personnes déplacées, les Ukrainiens de Zaporijia craignent même que les Russes détournent les convois de réfugiés pour les envoyer vers la Russie. À l’image de la politique mise en place au début du conflit où les habitants des zones bombardées se voyaient proposer la possibilité d’une évacuation par l’envahisseur, mais uniquement à la condition d’accepter de franchir la frontière.

Depuis plusieurs semaines, alors qu’elles étaient programmées, plusieurs opérations de mise à l’abri des milliers de civils qui demeurent dans les décombres de Marioupol ont d’ailleurs dû être annulées pour ces raisons. Craignant que la sécurité de ces personnes ne soit pas garantie, en dépit des engagements russes, les autorités ukrainiennes avaient à chaque fois renoncé en dernière minute.

Si toutefois les évacués d’Azovstal parviennent au terme de leur voyage comme prévu, un impressionnant dispositif a été prévu pour les accueillir. Aide humanitaire, psychologues, structures d’accueil... Le gouvernement de Kiev et les humanitaires à l’œuvre sur place ont prévu tout le nécessaire. Ensuite, le plan est de leur permettre de rejoindre d’autres villes, à nouveau en bus, notamment pour qu’ils puissent retrouver leur famille dans des zones libres de tout affrontement.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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