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Guerre en Ukraine : Kyiv obtient la libération de 106 prisonniers dans un échange avec la Russie

Kyiv a annoncé jeudi la libération de 106 prisonniers de guerre grâce à un nouvel échange avec la Russie.

Parmi ces soldats libérés, huit étaient des officiers qui avaient été capturés lors des affrontements à Bakhmout. Cette ville du Donbass est toujours au cœur des revendications territoriales, avec les forces russes clamant l'avoir entièrement conquise, tandis que Kyiv insiste sur le fait de conserver encore une portion du territoire tout en menant des contre-attaques en périphérie.

Andriy Yermak, le directeur de cabinet de Volodymyr Zelensky, a qualifié chacun de ces soldats libérés de "héros nationaux" et a souligné l'importance de leur libération pour leurs proches qui ont traversé des moments difficiles dans l'attente de leur retour.

"Nous n'avions aucune information sur la plupart de ces 106 personnes - elles étaient considérées comme disparues. Mais nous les avons retrouvées. Nous les avons ramenées chez elles. Huit officiers, 98 soldats et brigadiers", a déclaré Volodymyr Zelensky

"Tous ceux qui se trouvent sur la ligne de front devraient se souvenir de ceci : plus nous ferons de prisonniers russes, plus nous récupèrerons nos concitoyens", a-t-il ajouté.

Bien que la libération de ces prisonniers de guerre soit perçue comme une avancée positive, la Russie n'a pas encore détaillé les contreparties qu'elle a obtenues en échange de ces libérations.

Selon les services de renseignement militaire ukrainiens, depuis le début de l'invasion russe en février 2022, ces échanges ont permis à 2 430 Ukrainiens, dont 139 civils, de retrouver leur liberté.

Moscou commencé à transférer des armes nucléaires vers le Bélarus

Pendant ce temps, Moscou met ses menaces à exécution. Le président Bélarus Alexandre Loukachenko, le principal allié de Moscou dans la région, a annoncé jeudi que la Russie avait commencé à livrer des ogives nucléaires au Bélarus.

La Russie de son côté n'a fait dans l'immédiat aucun commentaire.

"Le transfert des charges nucléaires a commencé, ça a déjà commencé", a déclaré M. Loukachenko, répondant à une question d'un journaliste russe dans une vidéo diffusée par la chaîne Telegram officieuse de la présidence bélarusse, Pul Pervogo.

M. Loukachenko, qui était à Moscou jeudi pour un sommet régional, n'était pas en mesure d'indiquer si les armes en question étaient déjà dans son pays.

"Peut-être, je rentre et je verrai", a dit le dirigeant bélarusse et principal allié russe.

M. Loukachenko a expliqué que M. Poutine lui avait dit la veille avoir signé le décret permettant le transfert.

Le président russe avait annoncé le 25 mars que Moscou allait déployer des armes nucléaires "tactiques" sur le territoire du Bélarus, un pays situé aux portes de l'Union européenne, nourrissant la crainte d'une d’escalade du conflit en Ukraine.

L'annonce avait suscité des critiques de la communauté internationale, les Occidentaux en particulier, d'autant que le dirigeant russe a depuis le début de son assaut contre son voisin ukrainien en février 2022 évoqué la possibilité d'un recours à l'arme atomique.

Début avril, la Russie avait indiqué avoir commencé à former les militaires bélarusses à l'utilisation d'armes nucléaires "tactiques".

En outre, M. Poutine a indiqué par le passé que dix avions avaient déjà été équipés au Bélarus pour l'utilisation de telles armes et qu'un entrepôt spécial serait terminé d'ici au 1er juillet.

Le Bélarus n'est pas directement engagé sur le terrain en Ukraine mais a prêté son territoire à l'armée russe pour qu'elle puisse lancer son assaut en février 2022.