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Guerre en Ukraine: interpellé à Marseille, Macron assure faire "tout pour que le conflit ne progresse pas"

Venu parler du trafic de drogues, Emmanuel Macron s'est finalement vu obligé de parler de la Russie. Le président de la République s'est rendu en visite surprise à Marseille, ce mardi 19 mars, pour évoquer l'action du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues.

Mais les passants intervenus dans son bain de foule ont choisi de l'interpeller sur des questions plus internationales. Peu de temps après son arrivée, juste après s'être entretenu avec les policiers, Emmanuel Macron a échangé avec une habitante de la Castellane, un quartier de Marseille. "Est-ce qu'il y aura une guerre?" avec la Russie, lui a demandé l'habitante.

"On fait tout pour que cela (la guerre, NDLR) ne progresse pas au-delà de l'Ukraine, que cela s'arrête là-bas, qu'ils puissent retrouver leur pays libre", a répondu le président à deux de ses interlocutrices.

Une source d'inquiétudes

Rencontre avec Zelensky, accord bilatéral entre Paris et Kiev, éventuel envoi de troupes occidentales à Kiev... Ces dernières semaines, le chef de l'État a multiplié les signaux favorables à l'Ukraine et hostiles à la Russie.

Ces prises de positions et actions sont toutefois une source d'inquiétude, comme l'a montré un sondage Elabe pour BFMTV paru le 14 mars dernier. D'après cette enquête d'opinion,57% des Français jugent qu’Emmanuel Macron a eu tort de hausser le ton face à la Russie et d'appeler les alliés à un "sursaut". Ils jugent que ces déclarations ont jeté le trouble parmi les alliés et provoqué des tensions entre Moscou et Paris.

Outre le conflit en Ukraine, le président a aussi dû répondre sur un autre dossier brûlant de politique internationale: la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas. "Qu'est-ce qu'on fait pour la Palestine?", a lancé un passant à Emmanuel Macron, provoquant un débat vif et prolongé au débotté.

Article original publié sur BFMTV.com