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Guerre en Ukraine: la France surveille "l'activité" de sociétés chinoises susceptibles d'aider la Russie

Catherine Colonna à Kiev, le 27 septembre 2022.  - BFMTV
Catherine Colonna à Kiev, le 27 septembre 2022. - BFMTV

La France surveille l'activité de sociétés chinoises susceptibles de fournir de l'aide à la Russie, a indiqué mardi la ministre française des Affaires étrangères, alors que le rapprochement sino-russe inquiète de plus en plus les Occidentaux.

"Il y a des sociétés privées chinoises dont nous regardons de près l'activité", a déclaré Catherine Colonna, interrogée sur France 5 au sujet d'un potentiel partenariat stratégique entre la Chine et la Russie.

Le week-end dernier, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken avait affirmé sur la chaine CBS News que des entreprises chinoises fournissaient déjà "une aide non-létale" pour l'effort de guerre russe.

Il avait alors relevé qu'il n'y avait "pas de distinction entre entreprises privées et entreprises d'État". Au-delà du pur armement, tout un arsenal d'aide peut être envisagé tels que des gilets pare-balles, des rations de nourriture, etc.

Paris parle avec Pékin

Interrogée sur la localisation de ces entreprises notamment sur le terrain ukrainien, Catherine Colonna a répondu qu'elles n'étaient "pas forcément sur le terrain".

La ministre a par ailleurs assuré que la France parlait "tout à fait diplomatiquement et tout à fait clairement" à Pékin de son souhait que Pékin "ne prête pas main forte à la Russie", soulignant aussi qu'elle préférait "retenir l'attachement de la Chine à la stabilité qui lui bénéficie sur le long terme".

Elle a enfin estimé que les Occidentaux devraient y voir plus clair sur la position de la Chine à New York, lors de la réunion du conseil de sécurité de l'ONU le 24 février, date qui marquera le premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'est dit ce mardi de "plus en plus inquiet" d'un possible soutien militaire de la Chine à la Russie.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a indiqué pour sa part que son homologue chinois, Wang Yi, lui avait assuré que la Chine ne fournissait pas d'armes à la Russie et ne prévoyait pas de le faire.

Article original publié sur BFMTV.com