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Guerre de la tomate : En Espagne, le ministre de l’Agriculture répond à Ségolène Royal avec une dégustation

Le ministre espagnol de l’Agriculture en pleine dégustation de tomates bio venues d’Espagne pour répondre à la polémique provoquée par Ségolène Royal.
Capture d’écran X Le ministre espagnol de l’Agriculture en pleine dégustation de tomates bio venues d’Espagne pour répondre à la polémique provoquée par Ségolène Royal.

ESPAGNE - Quand Royal attaque, l’Espagne réplique… à sa sauce. Le gouvernement espagnol avait encore une tomate en travers de la gorge ce vendredi 2 février, à la suite des propos controversés de Ségolène Royal quant à la qualité des tomates bio espagnoles, jugées « immangeables » par l’ancienne ministre française.

La tomate bio espagnole « immangeable » ? Pedro Sánchez répond aux propos de Ségolène Royal qui ont sidéré l’Espagne

Les déclarations de l’ancienne finaliste de la présidentielle ont en effet fait réagir jusqu’au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, au moment où un mouvement de colère du monde agricole frappe une bonne partie de l’Europe, dont l’Espagne et la France.

Huile d’olive et conférence de presse

Un brin rancunier, un ministre espagnol a donc choisi de répondre, et de faire la preuve de ce qu’il avance. Luis Planas, en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation, a ainsi profité d’une rencontre avec les trois principaux syndicats d’agriculteurs espagnols pour réaliser une dégustation de tomates bio, assaisonnées avec de l’huile d’olive extra-vierge.

Organisée au siège du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, la dégustation de ce vendredi a même eu lieu en marge d’une conférence de presse, où Luis Planas était justement interrogé sur la polémique Royal.

Journalistes et interlocuteurs des associations de terrain ont ainsi pu déguster différentes variétés, parmi lesquelles des « tomates Iberiko », origine Espagne, comme vous pouvez le voir sur les images capturées par Vozpopuli.

« On peut se vanter du contraire ! »

« Avec cette dégustation, vous pourrez vérifier par la pratique que ces malheureuses déclarations, non seulement ne sont pas vraies, mais qu’on peut se vanter du contraire », a lâché avec fierté le ministre, avant de rappeler la force de frappe de l’Espagne concernant ce fruit (ou ce légume, c’est selon).

« Nous sommes le deuxième pays producteur de l’UE et le cinquième au monde en matière de production biologique », a-t-il encore martelé, selon des propos rapportés par Cadena Ser. Avant d’ajouter que « non seulement il n’y a pas de problème » avec la tomate espagnole, mais qu’elle est au contraire une « fierté » nationale.

Et en plus de cet événement, les piques à l’encontre de Ségolène Royal se sont poursuivies. À l’instar de Cuca Gamarra, secrétaire générale du Parti populaire espagnol (PP) qui a vivement critiqué Ségolène Royale en affirmant que cette dernière « n’a pas mangé une tomate espagnole de sa vie ».

Cette passe d’armes diplomatique entre la France et l’Espagne au milieu d’une crise agricole avait été initiée par un passage de Ségolène Royal sur BFMTV, où elle avait déclaré : « Vous avez goûté les tomates soi-disant bios espagnoles ? C’est immangeable ! », avant de poursuivre par une attaque sur le caractère biologique de ces produits espagnols. « Le bio espagnol est un faux bio. Les fruits et légumes espagnols ne respectent pas les normes françaises », avait-elle ajouté, avant que ses propos ne tournent en boucle sur les chaînes de télévision espagnoles. Une preuve de plus, s’il en fallait, que l’agriculture est on ne peut plus politique ces jours-ci.

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