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Guerre Israel-Hamas : l’offensive israélienne sur Rafah inquiète la communauté internationale

Guerre Israel-Hamas : l’hypothèse d’une offensive israélienne sur Rafah inquiète la communauté internationale. Photo d’illustration.
MOHAMMED ABED / AFP Guerre Israel-Hamas : l’hypothèse d’une offensive israélienne sur Rafah inquiète la communauté internationale. Photo d’illustration.

PROCHE-ORIENT- Des mises en garde de touts parts alors qu’une offensive israélienne se profile sur le sud de la bande de Gaza. Benjamin Netanyahu a annoncé dans un discours, mercredi 9 février, avoir demandé à Tsahal « de préparer une opération à Rafah, ainsi que dans deux camps » de réfugiés, considérés comme les « derniers bastions restants du Hamas ». De quoi inquiéter fortement la communauté internationale.

Depuis la guerre Israël-Hamas, les actes antisémites ont « explosé » de 1000 %, selon le Crif

Washington a craint ce jeudi 8 février un « désastre » à Rafah et a assuré ne pas soutenir une opération « sans une planification sérieuse et crédible » concernant les civils sur place. Le porte-parole adjoint du département d’État Vedant Patel a souligné lors d’un point presse que les États-Unis « ne soutiendraient pas » une telle opération d’envergure, qui présente un risque de pertes civiles importantes.

Paris fait part sa préoccupation

Au terme de sa visite au Proche-Orient cette semaine, au cours de laquelle il a rencontré notamment le Premier ministre israélien pour encourager à une trêve, Antony Blinken a exhorté Israël à protéger les civils dans ses opérations à Gaza, incluant Rafah. L’État hébreu doit « faire tout ce qui est possible pour s’assurer que les civils soient protégés et qu’ils aient accès à l’aide dont ils ont besoin », a dit le chef de la diplomatie américaine.

Une inquiétude partagée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui se dit « alarmé » par l’opération terrestre annoncée. « Une telle action aggraverait de façon exponentielle l’actuel cauchemar humanitaire dont les conséquences régionales sont déjà incalculables », a-t-il écrit sur le réseau social X.

À Paris, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères Christophe Lemoine a également exprimé les préoccupations de la France, jeudi 8 février. « Nous sommes très préoccupés par la poursuite des combats dans la bande de Gaza, et notamment à proximité du point de passage de Rafah », a-t-il souligné lors d’un point presse. Outre la présence de centaines de milliers de réfugiés palestiniens à Rafah, la ville « est un point vital pour l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza », a ajouté Christophe Lemoine, rappelant que la France appelle à un véritable cessez-le-feu au Proche-Orient.

« Plan d’évacuation »

Semblant répondre à ces inquiétudes, Benjamin Netanyahu a demandé à son armée de lui soumettre un « plan combiné » d’« évacuation » des civils de Rafah et de « destruction » du Hamas, ont annoncé ce vendredi 9 février ses services. « Il est impossible d’atteindre l’objectif de la guerre sans éliminer le Hamas et en laissant quatre bataillons du Hamas à Rafah », et cela requiert également que « les civils évacuent les zones de combat », ajoute le cabinet de Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

Malgré les discussions infructueuses des derniers jours, un « nouveau cycle de négociations », parrainé par l’Égypte et le Qatar avec la participation du Hamas, a débuté jeudi au Caire pour obtenir « le calme dans la bande de Gaza » ainsi qu’un échange de prisonniers palestiniens et d’otages, selon un responsable égyptien. « Nous nous attendons à des négociations très (...) difficiles, mais le Hamas est ouvert aux discussions et désireux d’arriver à un cessez-le-feu », a expliqué un responsable proche du Hamas

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