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Guerre Israël-Hamas : une trêve de six semaines est en discussion, affirme Joe Biden

Le président américain a indiqué que les États-Unis « travaillaient à un accord de libération des otages ».

Joe Biden le 12 février 2024, avec en arrière plan le roi Abdallah II de Jordanie.
ANNA MONEYMAKER / Getty Images via AFP Joe Biden le 12 février 2024, avec en arrière plan le roi Abdallah II de Jordanie.

INTERNATIONAL - Malgré l’échec d’un projet de trêve il y a quelques jours, tout ne serait pas perdu. Lors d’une allocution à la Maison Blanche en compagnie du roi Abdallah II de Jordanie, le président américain Joe Biden a assuré ce lundi 12 février que de nouvelles discussions pour une trêve entre Israël et le Hamas étaient en cours.

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« Les États-Unis travaillent à un accord de libération des otages entre Israël et le Hamas, qui amènerait immédiatement une période de calme d’au moins six semaines à Gaza », pouvant déboucher sur « quelque chose de plus durable », a dit le démocrate de 81 ans.

« Les éléments clés sont sur la table », a-t-il ajouté selon l’agence Associated press, « même s’il reste encore des points à régler ». En tout cas, Joe Biden assure qu’il fera « tout ce qui est possible » pour qu’un accord soit trouvé. Un membre de l’administration a précisé au média que la pression de l’armée israélienne sur Khan Younes avait poussé le Hamas à considérer d’accepter un trêve.

Le roi Abdallah II a pour sa part réclamé un « cessez-le-feu durable immédiatement ». Le président américain, lui, rejette toujours cette idée d’une cessation des hostilités sans conditions et à durée indéterminée.

Toujours des craintes sur la situation à Rafah

Le directeur de la CIA, l’agence centrale de renseignements américaine, Richard Burns, est pour sa part attendu ce mardi au Caire pour de nouveaux pourparlers sous médiation du Qatar, selon des sources proches du dossier.

Les deux dirigeants ont par ailleurs chacun évoqué la situation de Rafah, ville du sud de la bande de Gaza qui est le prochain objectif militaire affiché d’Israël, en termes un peu différents.

« Nous ne pouvons pas nous permettre une attaque israélienne sur Rafah », a dit Abdallah II, ajoutant que « la situation était déjà insupportable pour plus d’un million de personnes qui ont été poussées vers (cette ville frontalière avec l’Égypte) depuis que la guerre a commencé ».

Joe Biden n’a lui pas demandé à Israël de renoncer purement et simplement à toute attaque, mais a insisté sur le fait qu’il « fallait protéger les civils ». Washington, premier allié d’Israël, laisse transparaître de plus en plus nettement son agacement face au gouvernement de Benjamin Netanyahu, en particulier en ce qui concerne Rafah. En privé, Joe Biden l’aurait même qualifié de « asshole », littéralement « trou du cul » ou bien « connard ».

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