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Guerre Israël-Hamas : une "trêve durable" espérée au sixième jour de l’accord sur les otages

60 otages ont été libérés depuis le début de la trêve. Les médiateurs, dont le Qatar, tentent de prolonger l’accord qui doit expirer jeudi matin.

Il reste un peu moins 24 heures avant la fin du deuxième accord entre Israël et le Hamas. Depuis vendredi dernier, 60 otages dont trois Français ont été libérés par le groupe islamiste en échange de prisonniers dans le cadre de la trêve conclue entre les deux parties après presque deux mois de guerre.

Guerre Hamas-Israël : dix otages israéliens et deux étrangers relâchés par le Hamas ce mardi

En coulisses, les médiateurs s’activent pour prolonger cette trêve qui doit prendre fin jeudi 30 novembre. « Notre objectif principal à l’heure actuelle, et notre espoir, est de parvenir à une trêve durable qui mènera à de nouvelles négociations et, finalement, à la fin de la guerre », a assuré ce mardi 28 novembre le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed Al Ansari.

« Cependant, nous travaillons avec ce que nous avons. Et ce que nous avons, c’est qu’on peut prolonger (la trêve) d’un jour à chaque fois que le Hamas est en mesure de garantir la libération d’au moins dix otages », a-t-il expliqué.

Les chefs des services de renseignement américain et israélien se trouvaient mardi à Doha pour discuter avec le Premier ministre du Qatar de la « prochaine phase » d’un accord, selon une source informée de la visite. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken doit aussi se rendre en Israël et en Cisjordanie cette semaine.

Douze otages libérés mardi soir

Ce mercredi 29 novembre, sixième jour de la trêve, un nouvel échange est attendu. Selon les médias israéliens, le gouvernement d’Israël a reçu mardi la liste des otages que le Hamas doit libérer aujourd’hui. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été formulée. Les médiateurs internationaux multiplient en parallèle les efforts pour obtenir un cessez-le-feu durable.

Mardi, dix otages Israéliens et deux étrangers ont de nouveau été libérés. Les portraits des ex-otages israéliennes ont été partagés par l’ambassade d’Israël aux États-Unis, comme vous pouvez le voir dans le tweet ci-dessous :

Chaque jour depuis vendredi, le Hamas relâche une dizaine de femmes et d’enfants enlevés lors de son attaque sanglante du 7 octobre en Israël, contre la libération de trois fois plus de prisonniers palestiniens.

L’accord de trêve, négocié avec l’appui également de l’Égypte et des États-Unis, a déjà permis la libération de 60 otages israéliens et de 180 Palestiniens écroués dans des prisons israéliennes. Vingt et un otages étrangers, en majorité des Thaïlandais vivant en Israël, ont été libérés hors du cadre de cet accord. Les autorités israéliennes ont estimé à environ 240 le nombre de personnes enlevées.

Aide humanitaire

La prolongation de la trêve à Gaza a en outre permis l’entrée de nouveaux camions d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, assiégée et bombardée sept semaines durant par l’armée israélienne. Malgré l’arrivée depuis le 24 novembre de centaines de camions, la situation y reste « catastrophique », a jugé le Programme alimentaire mondial (PAM), estimant qu’« il existe un risque de famine ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit avoir constaté une « augmentation massive » de certaines maladies contagieuses, notamment 45 fois plus de cas de diarrhée chez les jeunes enfants qu’habituellement, alors même que la plupart des hôpitaux de la bande de Gaza sont à l’arrêt.

Selon un responsable de la Maison Blanche, la quantité d’aide humanitaire arrivée par la route dans la bande de Gaza totalise désormais 2 000 camions de nourriture, de carburant, de médicaments et de matériel nécessaire au fonctionnement des infrastructures de dessalinisation de l’eau de mer.

Déjà soumis à un blocus israélien terrestre, maritime et aérien depuis 2007, le petit territoire surpeuplé a été placé le 9 octobre en état de siège total par Israël. En outre, quelque 1,7 de ses 2,4 millions d’habitants ont été déplacés par la guerre. Plus de la moitié des logements de la bande de Gaza ont été endommagés ou détruits, selon l’ONU.

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