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Guerre Israël - Hamas : Emmanuel Macron met en garde Benjamin Netanyahu contre un « crime de guerre » à Gaza

Emmanuel Macron, ici en Allemagne, a pévenu ce dimanche 24 mars Benjamin Netanyahu que tout « transfert forcé de population » à Gaza constituerait un « crime de guerre ».
LUDOVIC MARIN / AFP Emmanuel Macron, ici en Allemagne, a pévenu ce dimanche 24 mars Benjamin Netanyahu que tout « transfert forcé de population » à Gaza constituerait un « crime de guerre ».

INTERNATIONAL - Un discours de plus en plus ferme. Emmanuel Macron a haussé le ton ce dimanche 24 mars envers le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, marquant à nouveau « sa ferme opposition » à une offensive israélienne sur Rafah et avertissant que « le transfert forcé de population constituait un crime de guerre ».

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Lors d’un entretien téléphonique avec le chef du gouvernement israélien, le dirigeant français a aussi réitéré son appel à « un cessez-le-feu immédiat et durable à Gaza » et condamné « fermement les récentes annonces israéliennes en matière de colonisation ». Israël a annoncé vendredi la saisie de 800 hectares de terres en Cisjordanie occupée en vue d’y bâtir de nouvelles colonies.

La « solution à deux États reste la seule solution »

Le président a également insisté « pour qu’Israël ouvre sans délai et sans condition tous les points de passage terrestres existant vers la bande de Gaza », en particulier le point de Karni, avec une voie terrestre directe depuis la Jordanie, ainsi que le port d’Ashdo, rapporte Le Parisien.

Emmanuel Macron a ensuite fait part à Benjamin Netanyahou l’intention de la France de « porter au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution pour appeler à un cessez-le-feu ». Et il a réaffirmé que la « solution à deux États restait la seule solution » pour « répondre aux besoins de sécurité d’Israël et aux aspirations légitimes des Palestiniens ».

Emmanuel Macron a également échangé au téléphone dimanche avec le roi Abdallah II de Jordanie. Les deux dirigeants « ont évoqué le bilan et la situation humanitaire injustifiables à Gaza », selon l’Elysée. Ils ont «  insisté sur le fait que soumettre des civils à un risque de famine était injustifiable ».

Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant était par attendu ce dimanche à Washington, à l’heure où les États-Unis redoublent également de pressions sur Israël pour parvenir à un cessez-le-feu accompagné de la libération d’otages ainsi que l’entrée d’une aide humanitaire accrue à Gaza.

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