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Guerre Israël - Hamas : un deuxième navire humanitaire en route vers Gaza où une distribution a fait 5 morts

La barge Jenifer, qui fait partie d’une flottille de trois navires transportant de l’aide alimentaire pour la bande de Gaza, navigue à côté de la frégate française Courbet ce samedi 30 mars.
IAKOVOS HATZISTAVROU / AFP La barge Jenifer, qui fait partie d’une flottille de trois navires transportant de l’aide alimentaire pour la bande de Gaza, navigue à côté de la frégate française Courbet ce samedi 30 mars.

INTERNATIONAL - Une situation désespérée et qui ne connaît aucun répit. Alors que le risque de famine continue d’avoir une influence totale sur Gaza, les raids israéliens menés lors de ces dernières 24 heures ont encore provoqué la mort de 82 personnes, selon le ministère de la Santé du Hamas. Mais ce sont aussi les morts liées aux distributions humanitaires qui continuent de s’accumuler.

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Si les largages aériens humanitaires ont déjà montré leurs limites (et leurs risques) pour la population affamée à Gaza, les distributions par camions montrent que l’aide est encore trop insuffisante comparée à l’attente. Preuve en ce samedi 30 mars, où l’espoir autour d’une quinzaine de camions d’aide s’est transformé en drame.

5 morts dans la confusion

C’est au nord de Gaza, qu’avant l’aube, des milliers de personnes se sont réunies pour attendre l’arrivée de cette quinzaine de camions d’aide humanitaire. Sur des images de l’Agence France-Presse, on peut d’ailleurs y voir les camions klaxonnant et avançant pendant que des tirs retentissent. S’ensuivent plusieurs secondes de chaos avec des ambulances sirènes hurlantes tentant de se frayer un chemin.

Selon les témoignages recueillis par l’AFP, des personnes chargées de superviser la distribution ont tiré en l’air, blessant plusieurs personnes, tandis que les camions ont renversé d’autres. Les témoins évoquent aussi des tirs « nourris » de chars israéliens positionnés à quelques centaines de mètres, sans préciser dans quelle direction ils tiraient. De son côté, l’armée israélienne a dit ne pas avoir d’informations au sujet de cet incident.

Le bilan évoqué par un membre du Croissant rouge palestinien est de cinq Palestiniens tués par des tirs et une bousculade. De quoi alourdir encore le bilan tragique des distributions d’aides depuis février. Plus d’une centaine de morts au total. Rien qu’en début de semaine, 18 Palestiniens avaient péri, dont douze noyés en mer, en tentant de récupérer de la nourriture parachutée par des avions arabes et occidentaux.

Un navire venu de Chypre

Par voie terrestre ou par les airs, les distributions −strictement contrôlée par l’armée israélienne− arrivent au compte-goutte mais connaissent donc de nombreux ratés.

Mais un corridor maritime a été ouvert depuis la mi-mars entre Chypre et Gaza, permettant l’arrivée d’un premier bateau d’aide. Mais face au besoin constant, les habitants de la bande de Gaza attendent désormais la flottille de trois navires partie de Chypre samedi pour Gaza afin d’y acheminer 400 tonnes d’aide humanitaire.

Toutefois, cette solution reste insuffisante. Les agences onusiennes alertent d’ailleurs depuis plusieurs semaines que la majorité des 2,4 millions d’habitants sont menacés de famine, notamment dans le nord de la bande de Gaza. Elles affirment surtout que les parachutages d’aides et la voie maritime ne sont pas suffisants et que seule l’ouverture des accès terrestres peut contribuer à soulager la population. Israël accuse, lui, des agences de l’ONU d’être incapables de gérer et de distribuer les aides. L’aide par voie terrestre vient principalement d’Égypte via Rafah.

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