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Guerre Israël-Hamas : Aurore Bergé veut évaluer les assos féministes et ne « cédera rien »

Aurore Bergé, ici le 12 janvier 2024, compte bien passer au crible toutes les associations féministes et leurs réactions aux attaques du Hamas, malgré les critiques.
THOMAS SAMSON / AFP Aurore Bergé, ici le 12 janvier 2024, compte bien passer au crible toutes les associations féministes et leurs réactions aux attaques du Hamas, malgré les critiques.

POLITIQUE - Persiste et signe. Aurore Bergé, au centre des critiques pour avoir exprimé son souhait de passer au crible les déclarations liées à l’attaque du 7 octobre de toutes les associations féministes, s’est justifiée ce lundi 12 février sur X (ex-Twitter) et a affirmé qu’elle ne « cédera pas ».

Guerre Israël-Hamas : les associations féministes répondent au « chantage financier » d’Aurore Bergé

« Le 7 octobre 2023 a eu lieu le plus grand pogrom de notre siècle. Et après ? Après il y a eu du silence. Du déni. Pourquoi ? Voilà le mot qui revient sans cesse. Pourquoi ce silence ? Pourquoi leurs souffrances ont elles si peu fait réagir ? », débute la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, qui cible les organisations féministes.

Elle poursuit : « Parce qu’elles étaient juives ? Parce qu’elles étaient Israéliennes et que les soutenir voulait dire choisir un camp ? Ces questions sont en vérité insupportables. Le seul camp à choisir est celui de l’humanisme. Celui du féminisme. »

« Cet examen sera conduit scrupuleusement »

Aurore Bergé souligne aussi que « souffrir avec elles n’empêche pas non plus de critiquer le gouvernement israélien ». C’est face à ce constat que la ministre a indiqué dimanche sur Radio J qu’elle comptait priver de financements d’État les associations féministes qui n’auraient pas dénoncé les actes du Hamas.

Sauf que cette annonce est très mal passée auprès de ces organisations. Elles ont dénoncé un « chantage financier » et une « instrumentalisation » qui a pour unique but d’« éviter de prendre ses responsabilités dans le manque de moyens dans la lutte contre les violences de genre », a par exemple jugé #NousToutes.

De son côté, Aurore Bergé dit dans son message publié sur X être depuis victime de « provocations », « insultes » et « menaces ». Mais elle insiste : « Je ne céderai rien. Les associations sont soutenues pour œuvrer en soutien à toutes les femmes de manière inconditionnelle. Cet examen sera donc conduit scrupuleusement. »

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