Guerre d'Algérie : Macron reconnaît la responsabilité de l'armée française dans l'assassinat d'Ali Boumendjel

·1 min de lecture

Une reconnaissance attendue. Le président de la République Emmanuel Macron a reconnu mardi, "au nom de la France" l'assassinat et les tortures par l'armée française de l'avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel pendant la Guerre d'Algérie en 1957, après avoir reçu à l'Elysée ses petits-enfants. Dans un communiqué publié dans la foulée, le chef d'Etat indique que ce geste n'est "pas un acte isolé" et qu'"aucun crime, aucune atrocité commise par quiconque pendant la Guerre d'Algérie ne peut être excusé ni occulté".

Lire aussi - Les bébés oubliés des harkis

Un meurtre maquillé en suicide. Ali Boumendjel est arrêté par l'armée française le 9 février 1957 durant la bataille d'Alger. Il est détenu dans différents lieux, torturés puis assassiné le 23 mars, soit 43 jours après son interpellation. Selon la version officielle, il se serait jeté du sixième étage d'un immeuble. En réalité, il a été défenestré de ce bâtiment d'El Biar, sur les hauteurs d'Alger, connu pour abriter un centre de torture, après avoir reçu un coup de pioche dans la nuque. En 2000, Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, avait avoué avoir ordonné de maquiller le meurtre en suicide. Il avait même raconté la scène dans un livre publié en 2001.

Avocat et homme politique. Originaire de Relizane, dans le nord-ouest de l'Algérie, Ali Boumendjel étudie le droit, comme son frère Ahmed Boumendjel qui participera notamment aux accords d'Evian, en 1962. Il devient membre du ...


Lire la suite sur LeJDD