Grève RATP : pourquoi le service minimum ne sera sans doute pas respecté ?

Depuis 2007, un “service minimum” doit être assuré par la RATP lors des grèves, mais il ne sera pas respecté ce vendredi.

Si depuis 2007 un “service minimum” doit être assuré par la RATP lors des grèves, il ne sera probablement pas respecté ce vendredi. On vous explique pourquoi.

Il sera très difficile de se déplacer en transports en commun à Paris et en Île-de-France ce vendredi. 10 lignes de métro vont ainsi être totalement fermées et il n’y aura aucun train en heures creuses sur les RER A et B.

Une journée qui s’annonce très compliquée pour les usagers des transports en commun franciliens, qui ne pourront en effet pas compter sur la loi du sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs datant du mois d’août 2007, dite loi du “service minimum”.

Le contrat qui lie Île-de-France Mobilités et la RATP prévoit en effet un minimum de 25% du trafic habituel en heure de pointe, comme l’a annoncé le secrétaire général de l’Unsa RATP, Thierry Babec, à LCI. Concernant les RER A et le RER B, co-gérés par la RATP et la SNCF, le contrat exige un minimum de 50% en heure de pointe.

Des engagements difficiles à respecter

Pour respecter ces engagements, la RATP peut solliciter des cadres et des maîtrises non-grévistes de prendre la place des conducteurs grévistes. Problème, quand le mouvement social s’annonce très suivi comme ce vendredi (90% des agents devraient être en grève), ces contrats sont difficiles voire impossibles à respecter, compte tenu du manque de personnel qualifié pour palier à l’absence des grévistes. De plus, cette loi ne peut pas obliger le personnel à venir travailler. Île-de-France Mobilités devrait dont refuser de payer cette journée à l’entreprise, pour non-respect des engagements.

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