Grandes écoles : plusieurs enquêtes pour viol ouvertes

CentraleSupélec est l'un des établissements visés par une enquête.
CentraleSupélec est l'un des établissements visés par une enquête.

Plusieurs enquêtes pour viol ont été ouvertes pour des faits présumés qui se seraient déroulés dans de grandes écoles situées sur le plateau de Saclay, en Essonne, au sud de Paris, a indiqué le parquet d'Évry à l'Agence France-Presse. « La parole s'est libérée » dans « des lieux clos où il était difficile de parler et de se faire entendre car il fallait préserver la réputation des établissements », s'est félicitée la procureure, Caroline Nisand.

Son parquet a ouvert des enquêtes à CentraleSupélec, à l'École normale supérieure (ENS), à Polytechnique et à l'Institut d'Optique. Parmi ces enquêtes pour viol, trois ont été confiées à des juges : une à CentraleSupélec et deux à l'ENS. La procureure a souligné « une dynamique » de libération de la parole qui a contribué à « lever l'omerta qui régnait sur le campus » de Saclay, situé en banlieue parisienne.

La magistrate date cette libération de la diffusion d'un questionnaire interne de l'école d'ingénieurs CentraleSupélec, qui avait révélé une centaine de faits de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle et viol sur l'année universitaire. Les résultats de cette enquête interne avaient été signalés par la direction de l'école à la procureure d'Évry, qui avait alors ouvert une enquête préliminaire en octobre 2021 et s'était rendue dans l'établissement pour échanger avec les étudiants réunis dans un amphithéâtre comble, accompagnée des gendarmes. Désormais, deux enquêtes sont en cours à CentraleSupélec, suite à deux [...] Lire la suite

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