Grande-Bretagne: Boris Johnson pense pouvoir alléger bientôt le confinement

par Michael Holden
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par Michael Holden

LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s'est déclaré optimiste samedi sur la possibilité d'un allégement prochain du confinement, son gouvernement se rapprochant de son objectif de 15 millions de personnes vaccinées contre le COVID-19 dans les catégories de population les plus vulnérables.

Lundi, Londres devrait avoir proposé la vaccination à tous les Britanniques âgés de 70 ans et plus ou touchés par une affection les rendant plus vulnérables au virus, ainsi qu'aux personnels de santé et travailleurs sociaux de "première ligne".

Parallèlement, les chiffres quotidiens de nouveaux cas d'infection et d'hospitalisations ont commencé à diminuer.

Sur le plan politique, le Premier ministre conservateur doit faire face aux pressions de plus en plus fortes de certains membres de son parti qui lui réclament des engagements sur la levée des restrictions sanitaires.

"Je suis optimiste, je ne vous le cacherai pas, je suis optimiste mais nous devons être prudents", a dit à plusieurs médias Boris Johnson, qui présentera le 22 février un plan de sortie graduelle du confinement.

Il a précisé que la réouverture des établissements scolaires restait la priorité du gouvernement et qu'il espérait qu'elle puisse devenir réalité le 8 mars.

"Ensuite, on essaiera de rouvrir aussi les magasins non essentiels, puis en temps voulu et quand nous pourrons, prudemment et précautionneusement bien sûr, nous voulons rouvrir l'hôtellerie-restauration", a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne, qui a déjà enregistré plus de 120.000 décès liés au COVID-19, est le premier pays occidental à avoir lancé la vaccination à grande échelle en décembre et plus de 14,5 millions de personnes dans le royaume ont déjà reçu au moins une injection, selon les données publiées samedi par les autorités sanitaires.

Le pays a enregistré également 13.308 nouveaux cas de contamination, après 15.144 la veille, ainsi que 621 nouveaux décès, contre 758 vendredi.

Boris Johnson a estimé que le nombre de nouveaux cas restait très élevé tout comme celui des décès, mais qu'ils "commencent peut-être à baisser assez rapidement".

Plusieurs journaux ont rapporté samedi que les pubs et les restaurants pourraient être autorisés à servir en extérieur dès avril et que d'autres restrictions pourraient être levées en mai, mais le Premier ministre a refusé de s'exprimer sur ces points.

Il a repris les propos de son ministre de la Santé, Matt Hancock, au Daily Telegraph, selon lesquels le pays pourrait, avant la fin de l'année, vivre avec le coronavirus comme il vit habituellement avec la grippe.

"Je crois vraiment qu'à un moment donné, cela deviendra simplement quelque chose avec quoi nous vivrons; certaines personnes seront plus vulnérables que d'autres, c'est inévitable", a dit Boris Johnson.

Matt Hancock a précisé que plusieurs traitements expérimentaux du COVID-19 devraient bénéficier d'une procédure d'essais cliniques accélérée afin qu'ils puissent être déployés dans quelques mois.

(Avec Costas Pitas, version française Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)