Publicité

La plus grande étude sur les réserves d'eaux souterraines révèle une baisse rapide dans le monde entier, mais il existe des solutions

De nouvelles recherches mettent en évidence une baisse généralisée des nappes phréatiques dans le monde entier, particulièrement spectaculaire dans les régions sèches et agricoles. Mais une amélioration constatée à certains endroits montre que la tendance peut être inversée.

Près de 1700 aquifères, environ 170.000 forages d’eau douce situés dans 40 pays différents et 300 millions de mesures du niveau de l’eau effectuées au cours des 100 dernières années. Il aura fallu trois ans de travail acharné à Scott Jasechko de l’Université de Californie à Santa Barbara (UCSB) et son équipe pour dresser une carte détaillée de l’évolution des aquifères dans le monde. Leurs données couvrent 75 % de l’eau souterraine consommée sur la planète.

Leurs conclusions, publiées dans la prestigieuse revue Nature le 24 janvier 2024, sont sans appel : le niveau des nappes phréatiques est en baisse à l’échelle planétaire, même s’il existe des exceptions. En plus de tirer la sonnette d’alarme sur le déclin des ressources en eau, ces travaux offrent des exemples instructifs de situations favorables et de solutions à l’épuisement des nappes phréatiques.

De moins en moins d’eaux souterraines

Les aquifères – ces sols ou roches réservoirs contenant plus de 95 % de l’eau potable de la planète – s’épuisent partout dans le monde. “En regardant les données sur les quarante dernières années, nous avons constaté que 71 % des nappes phréatiques sont en déclin”, détaille pour Sciences et Avenir Scott Jasechko, principal auteur de l’étude et professeur agrégé à l’Université de Californie à Santa Barbara (États-Unis).

Pour comprendre si les baisses observées s’accéléraient, les chercheurs ont également étudié les données relatives aux niveaux des eaux souterraines entre 1980 et 2000 pour 542 des aquifères couverts par l’étude.

Ils ont constaté que la baisse des niveaux des eaux souterraines s’est largement accélérée pour 30 % de ces aquifères depuis les années 2000 qu’au cours des deux décennies précédentes. Environ 12 % des nappes phréatiques se contractent même de plus de 50 centimètres par an – avec quelques records frappants, notamment dans les terres arides ou semi-arides cultivées.

Cette étude fournit la mesure la plus complète à ce jour de l’évolution des niveaux des [...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi