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Grève ce mardi 19 mars : professeurs, infirmiers et fonction publique dans la rue, à quoi s’attendre

Ce mardi 19 mars est placé sous le signe de la mobilisation sociale. Dans la fonction publique ou chez les infirmiers libéraux, le salaire est au cœur des revendications.

Le début d’un printemps social ? Plusieurs professions se retrouvent dans la rue ce mardi 19 mars pour une journée de grève qui s’annonce pour le moment conséquente. Fonction publique, infirmières et infirmiers en libéral, ainsi que les enseignants vont battre le pavé dans la journée aux quatre coins de la France. Si chacun a ses demandes, tous appellent en revanche à une revalorisation de leurs salaires et à une meilleure attractivité des carrières.

Pour ces profs de Seine-Saint-Denis en grève, les groupes de niveau de Gabriel Attal sont la goutte de trop

• Grève dans la fonction publique

L’intersyndicale de la fonction publique (CFDT, CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, UNSA) manifeste ce mardi « contre l’absence de perspectives d’augmentations dans un contexte inflationniste ». Elle appelle les 5,7 millions d’agents publics à se mobiliser à Paris et dans les régions pour que 2024 ne soit pas une « année blanche » sur le plan des rémunérations. « Il y a 10 % des fonctionnaires qui gagnent moins de 1508€ nets par mois », rappelait de son côté la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, au micro de RTL ce lundi.

En face, le gouvernement défend les augmentations générales déjà accordées en 2022 et en 2023, dans un contexte budgétaire qui s’est tendu ces derniers mois.

• Grève des enseignants

Les syndicats d’enseignants ont appelé ce mardi à une mobilisation importante. Le SNES-FSU, majoritaire dans les lycées et collèges annonce plus de 120 rassemblements en France

Dans un communiqué commun avec UNSA Éducation, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SUD éducation, les syndicats appellent au « choc des salaires » avec revalorisation du point d’indice ou augmentation nette, plutôt qu’« au choc des savoirs ».

Elles demandent également la création de poste afin de faire « baisser le nombre d’élèves par classe, assurer les remplacements et assurer l’enseignement spécialisé quand cela s’avère nécessaire ». Sud Éducation tout comme la FSU SNUiPP (premier syndicat dans les maternelles et élémentaires) pointent particulièrement du doigt les nouveaux groupes de niveaux qui « loin de remédier aux difficultés scolaires organisent de fait un véritable tri en fonction de l’origine sociale ».

Enfin, l’ensemble des syndicats s’indignent de l’annulation de crédit de 700 millions d’euros dans le budget de l’Éducation nationale. Une coupure opérée dans le cadre des 10 milliards d’euros d’économies annoncées par Bruno Le Maire.

Lors de la précédente journée de mobilisation des enseignants, le 1er février dernier, le syndicat Snes-FSU avait avancé le chiffre de 47 % d’enseignants en grève dans les collèges et lycées, quand le ministère donnait lui un peu plus de 20 %.

• Grève des infirmières et des infirmiers en libéral

Enfin, les infirmières et infirmiers en libéral appellent à une journée d’action dans toute la France ce mardi, avant une manifestation nationale le 4 avril à Paris. Le collectif Infirmières en colère est la cheville ouvrière de ces mobilisations, soutenues par deux des trois syndicats représentatifs de la profession (Sniil et Convergence Infirmière). Avec à la clef de nombreuses demandes concernant leurs conditions de travail et de rémunération. Parmi leurs doléances, une revalorisation des actes médicaux infirmiers, des déplacements, et la prise en compte de la pénibilité de leur travail.

Une façon de mettre la pression au ministre de la Santé Frédéric Valletoux ? Après une rencontre avec le Sniil au début du mois, il avait acté la rédaction d’un rapport sur la pénibilité du leur travail.

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