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Grâce aux forêts, l’est des États-Unis reste frais malgré le changement climatique

Alors que le dérèglement climatique entraîne une hausse des températures sur l’ensemble des États-Unis, certains États de l’Est ne semblent pas touchés par ce réchauffement. Longtemps restée sans explication, cette anomalie climatique, nommée “trou de réchauffement” (warming hole en anglais), pourrait être due en grande partie à l’effet rafraîchissant des forêts, d’après une étude parue dans la revue Earth’s Future.

“De nombreuses études ont étudié comment les arbres atténuaient le changement climatique en stockant du carbone, mais les nouveaux travaux de recherche démontrent que les forêts apportent aussi un effet rafraîchissant”, indique Scientific American dans un article grand public.

Une reforestation liée à la conquête de l’Ouest

Le “trou de réchauffement” concerne les États où sont arrivés les premiers migrants européens – “en gros une zone triangulaire allant de la Louisiane à la Floride et au nord de la Pennsylvanie” –, lesquels ont largement transformé les zones boisées en champs agricoles à partir de la fin du XVIIIe siècle. Résultat : “Au début du XXe siècle, certaines forêts millénaires ne possédaient plus que 10 % de leurs arbres”, rapporte le magazine de vulgarisation scientifique. Mais ces zones cultivées ont été abandonnées lors d’un grand mouvement migratoire vers les villes et vers l’Ouest. La nature a repris ses droits : des millions d’hectares d’arbres ont été régénérés, aidés aussi par du reboisement volontaire.

S’appuyant sur des données satellitaires et des relevés historiques de températures, les chercheurs ont pu analyser comment les températures ont varié au fur et à mesure que la forêt regagnait du terrain. Et ainsi corréler le phénomène du “trou de réchauffement” à celui de la régénération des forêts.

D’après ces données, “les forêts des États de l’Est américain diminuent les températures annuelles de 1 °C à 2 °C en comparaison avec des surfaces avec peu de végétation”, écrivent Kim Novick et ses collègues de l’université de l’Indiana dans leur étude. Scientific American relève l’importance de l’effet fraîcheur, conséquence de la transpiration des arbres, qui va jusqu’à diminuer la température de 5 °C à midi en plein été, “quand les humains en ont le plus besoin”.

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