Bordeaux: 4 jeunes écroués pour le meurtre d'un sexagénaire roué de coups au visage

Hugo Septier
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Quatre hommes et une femme ont été déférés au parquet en vue de l'ouverture d'une information judiciaire pour homicide volontaire.

L'enquête a débuté le 10 avril dernier. Ce jour-là, le corps sans vie d'un homme de 68 ans est découvert dans les parties communes d'une résidence de Floirac, en Gironde. Comme le rapporte France Bleu Gironde, les traces de coups au niveau de la tête de la victime aiguillent les enquêteurs sur la piste criminelle, confirmée par une autopsie.

Quatre jeunes ont été mis en examen et écroués dans la nuit de samedi à dimanche pour ce meurtre tandis qu'une jeune femme a par ailleurs été placée sous le statut de témoin assisté par le magistrat instructeur, selon le parquet. 

Ces cinq mis en cause, âgés de 19 à 21 ans et originaires de l'agglomération bordelaise, ont reconnu leur présence sur les lieux pendant leur garde à vue. Les quatre hommes ont expliqué avoir porté des coups à la victime mais contesté toute intention homicide, d'après le parquet.

Ils ont été mis en examen du chef d'homicide volontaire et placés en détention provisoire. La jeune femme a assuré n'avoir porté aucun coup.

Coups violents à la tête 

Peu avant 19h le jour du drame, un habitant d'un immeuble d'un quartier calme de Floirac, qui venait d'entendre des bruits provenant d'un local technique, a trouvé le corps d'un homme de 68 ans, le visage tuméfié.

Le sexagénaire, un résident, retraité et ancien employé de la préfecture, était allongé au sol avec des traumatismes faciaux très importants, a expliqué le parquet de Bordeaux. Le décès a été constaté sur place.

Le médecin légiste l'a imputé à un ou plusieurs coups violents "ayant entraîné des fractures au niveau du nez, des orbites, des lèvres, la présence de tâches de sang sur le mur au ras du sol semblant indiquer que la victime avait été frappée au sol", selon le parquet.

"Échange de mots" 

D'après cette source, les mis en cause ont expliqué qu'une querelle est née d'un "échange de mots". "L'un d'eux prétend que la victime aurait tenu un propos injurieux à l'égard de la jeune femme et que c'est à la suite de ça qu'il l'aurait frappée". Les autres se seraient joints à lui.

Les cinq mis en cause ont été interpellés jeudi et vendredi. Considéré comme l'auteur principal, un des mis en examen, né en 2000 et domicilié à Cenon, a déjà été condamné.

Selon le journal Sud Ouest, le local technique était ponctuellement squatté depuis quelques semaines et des jeunes d'autres quartiers en auraient profité pour venir y boire et fumer du cannabis

Article original publié sur BFMTV.com

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