Giorgia Meloni dit avoir eu des entretiens "francs et positifs" avec les dirigeants européens

Giorgia Meloni dit avoir eu des entretiens "francs et positifs" avec les dirigeants européens
La nouvelle Première ministre italienne Giorgia Meloni lors de sa prise de fonction, le 23 octobre 2022 à Rome - Andreas SOLARO © 2019 AFP
La nouvelle Première ministre italienne Giorgia Meloni lors de sa prise de fonction, le 23 octobre 2022 à Rome - Andreas SOLARO © 2019 AFP

Tonalité constructive loin des polémiques. Pour sa première visite à Bruxelles, la nouvelle Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni a opté jeudi pour un ton apaisé avec les dirigeants de l'Union européenne, insistant sur des échanges "positifs" et restant mesurée sur les points de friction comme l'immigration

"Je suis contente du climat que j'ai trouvé à Bruxelles", a déclaré la dirigeante souverainiste de 45 ans, à l'issue de ses rencontres successives avec Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, et Charles Michel, président du Conseil.

"D'un point de vue personnel, humain, il s'est créé un échange très franc et très positif", a ajouté la première femme cheffe de gouvernement en Italie, à la tête du gouvernement le plus à droite depuis l'après-guerre.

Prudence côté Von der Leyen

Celle qui dirige la troisième économie de la zone euro s'est montrée déterminée à mettre l'accent sur le dossier sensible de l'envolée des prix de l'énergie, un combat déjà amorcé par son prédécesseur Mario Draghi qui avait réclamé une solution à Vingt-Sept et fustigé l'approche individualiste adoptée par Berlin.

Même ton conciliant du côté Ursula von der Leyen, qui a évoqué le "signal fort" envoyé par cette visite. "Ce fut une bonne occasion d'échanger sur des sujets cruciaux", a-t-elle ajouté, évoquant en particulier l'Ukraine, l'énergie et la question des migrants.

Son face-à-face avec Von der Leyen était particulièrement attendu depuis le tollé provoqué en Italie par les propos de la présidente de la Commission, qui avait mis en garde avant les élections dans la péninsule contre les conséquences auxquelles s'exposerait l'Italie en cas de dérive par rapport aux principes démocratiques.

Signe d'une forme de prudence de part et d'autre, aucune déclaration commune n'était organisée à l'issue de ces trois rencontres qui étaient scrutées avec attention, sur fond de crise énergétique qui met à l'épreuve la résistance de l'Union.

Article original publié sur BFMTV.com