"Get Back": ce que l'on découvre encore sur les Beatles

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Paul McCartney, Ringo Starr, John Lennon et George Harrison, en répétition en 1969.  - Capture d'écran - Get Back - Disney+
Paul McCartney, Ringo Starr, John Lennon et George Harrison, en répétition en 1969. - Capture d'écran - Get Back - Disney+

"Le film m'a fait aimer de nouveau mon père", a déclaré Julian Lennon, fils aîné de John Lennon après avoir regardé les trois épisodes de The Beatles: Get back, documentaire de Peter Jackson sur les derniers moments du groupe avant sa séparation, diffusé à partir de ce vendredi sur Disney+.

Si le documentaire a changé le regard de Julian Lennon, c'est sans doute parce qu'il propose une relecture joyeuse de cette période, dépeinte dans un premier documentaire intitulé Let It Be, signé Michael Lindsay-Hogg, en 1970, sous un jour beaucoup plus sombre.

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"Je suis vraiment heureux que Peter [Jackson] se soit aventuré dans nos archives pour faire un film qui montre la vérité sur les Beatles enregistrant ensemble. L'amitié et l'amour entre nous est palpable et me rappelle les moment magnifiquement fou que nous avons passés", a déclaré Paul McCartney, dans un communiqué de Disney.

Plus de cinquante ans après, le réalisateur du Seigneur des anneaux a réussi à aller au-delà de cette vision négative d'un groupe moribond, en piochant dans presque soixante heures d'images d'archives, et 150 heures de captation sonore. Pendant quatre ans, il a travaillé sur ce formidable matériau, pour en extraire des trésors. Surtout, il a offert à ces images une restauration superbe, étrennée sur un documentaire sur la Première Guerre mondiale, Pour les soldats tombés, en 2018.

• Quarante minutes de live inédit

Il a notamment exhumé quarante minutes de performance live, diffusées ici pour la première fois en intégralité. Il s'agit d'un concert donné par les Beatles sur le toit de l'immeuble de leur société à Savile Row, au cœur de Londres. La dernière performance en public du groupe. Peter Jackson a rendu leur vivacité à ces images, son manteau rouge pompier à Ringo Starr et son pantalon vert menthe à George Harrison.

• Une complicité insoupçonnée

Si le documentaire Let it be, en 1970, insistait sur les tensions entre les quatre artistes, leurs disputes et désaccords créatifs, marquant durablement l'esprit des fans, Peter Jackson a lui été frappé, en découvrant les dizaines d'heures de rush, par la complicité artistique et amicale, qui subsistait entre les quatre Beatles.

"En tant qu'individus, ils ont des rapports encore très amicaux. Ils sont très drôles entre eux. Il n'y a pas un seul moment dans toutes ces heures de rushes où l'un a un mot déplacé envers l'autre. (...) Le ton ne monte jamais entre eux", souligne ainsi la réalisateur dans Paris Match ce jeudi.

Get Back a même changé la perception de Paul McCartney sur la séparation du groupe, comme il l'a confié au Sunday Times le 13 novembre dernier. Cela lui a permis de comprendre que la séparation n'était pas de son fait, mais aussi la joie que les quatre musiciens avaient à composer ensemble.

"Je vais vous dire, ce qui est vraiment fabuleux dans ce documentaire, c'est que ça nous montre tous les quatre entre train de nous éclater".

• Une collaboration oubliée

Paul McCartney a également (re)découvert grâce au travail titanesque de Peter Jackson, qu'il avait coécrit la chanson de John Lennon, Gimme some truth, pendant leurs sessions à Savile Row.

"Je lui ai montré ces images des sessions Get Back où Paul et John travaillent sur Gimme Some Truth, a expliqué le réalisateur Jackson. "Paul a trouvé ce truc ‘money for rope’ que John adore. Paul m’a regardé et a dit: 'Je n’en ai aucun souvenir. Je ne savais pas que j’étais impliqué dans cette chanson."

• Un John Lennon méconnu

Si Julian Lennon, qui avait 5 ans quand ses parents se sont séparés, et 17 quand son John a été abattu, a redécouvert son père en visionnant les trois épisodes de Get Back, il n'est pas le seul à avoir été surpris.

Peter Jackson s'attendait lui aussi à découvrir en John Lennon "une grande gueule constamment en colère", comme il l'explique à Paris Match. "Mais non, il est charmant, détendu heureux, patient, drôle", assure-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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