Gendarmes renversés par un escroc britannique en Creuse: ouverture d'une information judiciaire contre X

Illustration - AFP
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Une information judiciaire a été ouverte contre X pour "tentative d'homicide" sur deux gendarmes blessés lors d'un refus d'obtempérer au domicile d'un célèbre escroc britannique à Vidaillat (Creuse), a annoncé ce mardi la procureure de la République de Guéret.

Jeudi après-midi, deux gendarmes ont été "sévèrement blessés", lors d'un contrôle dans un élevage canin tenu par un couple de Britanniques, par la Direction Départementale de l'Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations (DETSPP).

Alors que ces derniers demandaient à l'un des conjoints de se déplacer à la brigade la plus proche", l'homme âgé de 51 ans, a démarré son véhicule, une Audi A3, puis percuté les militaires avant de prendre la fuite. L'un d'eux souffre d'une fracture ouverte au niveau du nez. Ils se sont vus prescrire 21 et six jours d'ITT.

"Le conducteur du véhicule ayant percuté les deux gendarmes n'a, à l'heure actuelle, pas été interpellé", écrit la procureure de la République de Guéret Alexandra Pethieu dans un communiqué.

Condamné en 2005 à la perpétuité, avant d'être libéré en 2009

L'homme, toujours en fuite est loin d'être un inconnu. Il s'agit de Robert Hendy-Freegard, un escroc britannique héros d'un documentaire "The Puppetmaster: leçons de manipulation", diffusé sur Netflix depuis le début de l'année et d'un film de fiction, "Rogue Agent", avec James Norton et Gemma Arterton, également sur Netflix.

En 2005, Robert Hendy-Freegard avait été condamné par la justice britannique à la prison à perpétuité pour enlèvement, tromperie, vol sur des étudiants et des femmes, à qui il avait soutiré un total de plus d'un million de livres, en se faisant notamment passer pour espion du MI5, les services secrets britanniques.

Il avait été libéré en 2009, après qu'une cour d'appel avait cassé la condamnation pour enlèvements.

L'enquête diligentée par la section de recherches de Limoges a été confiée au pôle de l'instruction du tribunal judiciaire de Limoges, a précisé la magistrate, qui s'est dessaisie du dossier au profit du procureur de la République de Limoges.

Article original publié sur BFMTV.com