De Gaulle et l'Afrique : de la France libre aux indépendances

Par notre envoyée spéciale à Brazzaville, Marlène Panara
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Lorsque le général de Gaulle lance l'appel du 18 juin, Félix Éboué (à gauche), gouverneur général du Tchad depuis 1939, prend le parti de la France libre contre le régime de Vichy. Plus tard, il sera aux côtés du général Charles de Gaulle au mois de février 1944 au cours de la conférence de Brazzaville. 
Lorsque le général de Gaulle lance l'appel du 18 juin, Félix Éboué (à gauche), gouverneur général du Tchad depuis 1939, prend le parti de la France libre contre le régime de Vichy. Plus tard, il sera aux côtés du général Charles de Gaulle au mois de février 1944 au cours de la conférence de Brazzaville.

Le visage du général de Gaulle s'affiche partout dans Brazzaville en cette fin de mois d'octobre 2020. Sur des panneaux publicitaires comme sur des pagnes bleu et orange à son effigie. Devant la Maison commune, la basilique Sainte-Anne du Congo ou la gare, de grandes bâches blanches, avec photos d'époque à l'appui, racontent l'histoire de ces lieux et le lien qui les unit au « Grand Charles ». Celui-là même qui, il y a 80 ans, a fait de cette ville du Congo français la capitale de la France libre. À l'époque, le général est seul. Et, même si certains ont répondu à son appel du 18 juin lancé sur les ondes depuis Londres, la France libre est sans territoire. Pour combler ce manque sur le chemin de la libération de la France, Charles de Gaulle sait qu'il lui reste la possibilité de s'appuyer sur l'empire colonial, notamment en Afrique. Alors que l'Afrique-Occidentale française (AOF), avec le gouverneur général Boisson, se refuse de rejoindre la France libre, l'Afrique-Équatoriale française (AEF), sous l'impulsion du gouverneur du Tchad, Félix Éboué, a décidé de se rallier à sa cause.

Un vitrail de la basilique Sainte Anne du Congo. © Marlène Panara

L'exploitation des ressources et l'enrôlement des hommes de ces territoires ? les effectifs des Forces françaises libres vont quintupler, de 7 000 hommes en juillet 1940 à 35 000 fin août ? lui permettent d'avoir une assez bonne assise pour organiser la résistance française en Afrique, dans l'empire colonial.

Mais [...] Lire la suite