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Les gardes-côtes chinois sortent les canons à eau pour cibler leurs homologues philippins en mer de Chine méridionale

INTERNATIONAL - La mer de Chine méridionale a été le théâtre d’un nouvel accrochage entre les gardes-côtes chinois et philippins. Ce mardi 5 mars, ces derniers ont accusé leurs homologues chinois d’avoir provoqué des collisions avec deux de leurs bateaux en marge d’une mission de ravitaillement. Selon les Philippines, quatre membres du personnel à bord ont été blessés par des canons à eau.

Des images de drone diffusées par les gardes-côtes philippins montrent un bateau coincé entre deux navires chinois qui l’aspergent d’eau. Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus, des images prises à l’intérieur du bateau philippin témoignent d’un chaos total au moment de l’incident. Un journaliste de CNN à bord a décrit le moment comme « un combat entre David et Goliath ».

L’accrochage s’est produit près du récif disputé de Second Thomas, où des incidents ont lieu régulièrement. Les Philippines ont indiqué avoir convoqué le représentant chinois à Manille, et lui avoir signifié qu’elles jugeaient « inacceptables » ces « actions agressives ». La Chine s’est défendue en accusant les États-Unis, qui ont pris parti pour les gardes-côtes philippins, d’utiliser les Philippines comme un « pion » en mer de Chine méridionale.

Des îlots à la source du conflit

La Chine revendique la quasi-totalité des îles de la mer de Chine méridionale, y compris des eaux et des îles proches des côtes de plusieurs pays voisins, en dépit d’une décision de la justice internationale en 2016. D’autres pays riverains comme le Vietnam, les Philippines, la Malaisie ou Brunei ont des prétentions concurrentes en ce qui concerne ces îlots situés sur un axe maritime majeur pour le commerce mondial.

Dans ce contexte, les Philippines ont conclu des accords militaires avec les États-Unis et l’Australie. De son côté, la Chine accuse régulièrement les États-Unis de soutenir les nations ayant des revendications territoriales rivales aux siennes afin de contrer sa montée en puissance.

Ce mercredi 6 mars, le président philippin Ferdinand Marcos s’est alarmé des actions de Pékin, se disant inquiet vis-à-vis des « manœuvres et actions dangereuses » qui se poursuivent contre les marins et garde-côtes. « Une fois de plus, nous ferons connaître nos objections et espérons que nous pourrons continuer à communiquer pour trouver le moyen de ne plus voir de telles actions », a-t-il ajouté.

Les dirigeants des pays d’Asie du sud-est (Asean) et de l’Australie ont par ailleurs mis en garde contre « toute action unilatérale qui menacerait la paix, la sécurité et la stabilité dans la région » en mer de Chine méridionale. En réponse, le ministre chinois des Affaires étrangères a averti ce jeudi 7 mars que Pékin « défendra » ses droits en mer de Chine méridionale.

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