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La galère des investisseurs étrangers pour s’installer durablement au Canada

Immigrant Québec vante ainsi la Belle Province sur son site : “Aux gens d’affaires qui ont le souhait de découvrir de nouveaux horizons, le Québec offre une économie diversifiée, dynamique, moderne et ouverte sur le monde, un milieu de vie stable et sécuritaire.”

La réalité est tout autre pour Ludovic Cloart, arrivé au Québec en 2021 avec son épouse et leurs deux enfants. Il a réussi à lancer son entreprise de rénovation résidentielle, rapporte le site de Radio-Canada. Mais sans le statut de résident permanent, il ne peut légalement faire tous les investissements immobiliers requis pour revendre ou louer des logements.

“Le stress de ne pas pouvoir réaliser nos rêves ici. Toujours la crainte que ça ne puisse pas fonctionner.” C’est ainsi que Ludovic Cloart résume au micro du diffuseur les sentiments qui l’habitent en tant qu’immigrant temporaire.

Également arrivé au Québec en 2021 avec son épouse et leur fils, Lionel Leroy attend depuis deux ans le statut de résident permanent. En attendant, explique-t-il à Radio-Canada, il doit renouveler son permis de travail, une procédure en ligne qui peut prendre sept mois.

“Si jamais je dépasse cette date butoir, je peux continuer à travailler, mais je ne peux pas retourner en France.”

Parce qu’il risquait une exclusion aux douanes canadiennes, son problème de visa l’a conduit à décider de ne pas retourner soutenir sa mère, malade du cancer, dans l’Hexagone.

L’avocat en immigration qui représente Ludovic Cloart, Maxime Lapointe, explique qu’il “constate un énorme goulot d’étranglement dans la catégorie des gens d’affaires sélectionnés par le Québec et qui sont toujours en attente du statut de résident permanent”.

Privés de couverture santé

Car, précise Radio-Canada, le statut temporaire empêche les Cloart et les Leroy de “souscrire à une assurance-médicaments ou à une assurance-maladie pour couvrir les frais de physiothérapie ou de soins dentaires”.

Ces familles sont loin d’être les seules à vivre cette situation. Selon le ministère de l’Immigration québécois, environ 14 200 immigrants dans la catégorie des gens d’affaires sont touchés. “Il s’agit d’entrepreneurs, d’investisseurs et de travailleurs autonomes, écrit Radio-Canada, à qui le gouvernement provincial a déjà délivré un certificat de sélection du Québec, mais à qui le gouvernement fédéral n’a pas encore offert un statut permanent.”

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