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Gabriel Attal va dévoiler ses « mesures fortes » pour relever le niveau des élèves à l’école

Journée charnière pour le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal, qui doit dévoiler une série de « mesures forte » pour remonter le niveau des élèves.
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Journée charnière pour le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal, qui doit dévoiler une série de « mesures forte » pour remonter le niveau des élèves.

EDUCATION - Des annonces qui coïncident avec la publication très attendue du classement international Pisa. Dévoilée ce mardi 5 décembre, la publication de l’étude internationale Pisa, qui sonde les performances des systèmes éducatifs, est le moment choisi par le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal pour dévoiler une série de « mesures fortes » pour relever le niveau des élèves.

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Un « choc des savoirs » souhaité et prôné par le ministre alors que l’enquête de référence de Pisa a plutôt pour habitude de dévoiler les performances en demi-teinte du système éducatif français. Pour éviter une nouvelle évaluation peu glorieuse, Gabriel Attal compte donc sur cette journée pour promouvoir sa série d’annonces.

Parmi ces mesures : un recours plus facile au redoublement, le retour des groupes de niveaux, une révision des programmes ou encore la labellisation des manuels scolaires. Des pistes de travail explorées depuis huit semaines par le ministre de l’Éducation nationale qui aura pour cela consulté les organisations représentatives dans le cadre de la mission « exigence des savoirs ».

Un objectif du ministre qu’il avait d’ailleurs dévoilé début octobre à l’occasion de la journée mondiale des enseignants. Il avait alors souhaité « élaborer la stratégie » pour permettre d’« élever le niveau de notre école », avec une « priorité donnée au français et aux mathématiques ». Une fois présentées, ces mesures devraient entrer en vigueur dès la rentrée prochaine.

Faire oublier le Pisa

Un sacré pari pour Gabriel Attal qui compte donc capitaliser sur cette journée d’annonce pour faire passer l’étude internationale Pisa au second plan. C’est en tout cas ce que laissent croire les syndicats interrogés, qui évoquent des consultations menées « au pas de course » afin que les annonces puissent coïncider avec la publication de l’étude, généralement scrutée de près par les gouvernements.

D’autant plus que les résultats de la France attendus ce mardi ne s’annoncent « pas très bons », selon des sources concordantes de l’AFP.

Tous les trois ans, ce « Programme international pour le suivi des acquis des élèves » (Pisa), permet en effet d’évaluer avec précision les compétences en sciences, en mathématiques et en compréhension de l’écrit des élèves de 15 ans.

En 2019, le dernier rapport établi par l’OCDE plaçait l’Hexagone dans la moyenne, sans parvenir à réduire le poids de l’origine sociale sur la réussite scolaire de ses élèves. Pour l’édition 2022, finalement décalée d’un an à cause du Covid, les exercices ont été soumis à 690 000 jeunes de 81 pays et territoires, échantillon représentant 29 millions d’élèves.

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