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Gabriel Attal a reçu LR et le RN à Matignon : ce qui ressort de ces premiers échanges

Gabriel Attal photographié à l’Assemblée nationale le 17 janvier
AFP Gabriel Attal photographié à l’Assemblée nationale le 17 janvier

POLITIQUE - Cycle de rencontres. Gabriel Attal poursuit ce vendredi 19 janvier ses consultations avec les « forces vives » du pays, partis politiques et syndicats, en amont de sa déclaration de politique générale qui aura lieu le 30 janvier devant l’Assemblée nationale. Ce qui passe par la réception du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, dans un contexte où l’un comme l’autre s’accommodent du prétendu duel politique qui s’installe dans le débat public.

Un rendez-vous qui intervenait au lendemain de la diffusion d’un numéro de Complément d’enquête consacré à l’eurodéputé RN, écornant l’image du gendre idéal fabriqué par sa formation et qui fait l’objet d’un véritable tir de barrages de la part des élus lepénistes. À la sortie de cette rencontre qui a duré plus d’une heure, Jordan Bardella a dit « regretter » que Gabriel Attal ne se soumette pas à un vote de confiance à l’Assemblée nationale.

« Après, il n’a pas de majorité et cette décision peut se comprendre », a-t-il nuancé devant les caméras qui l’attendaient à la sortie de Matignon. « Le Premier ministre m’a écouté, c’était républicain, parfaitement courtois », a détaillé le président du RN, expliquant avoir « alerté » le chef du gouvernement « sur les inquiétudes de nos concitoyens ». Pour autant, l’eurodéputé affirme ne rien attendre du nouveau gouvernement, qui ne « change pas de cap ».

Jordan Bardella affirme également avoir demandé au Premier ministre de « renoncer » à la hausse des tarifs réglementés de l’électricité prévue le 1er février, une « inquiétude majeure pour la France du travail, pour les classes populaires et les classes moyennes ». Selon le président du RN, cette hausse est « la goutte de trop non seulement pour les familles françaises, mais aussi pour nos chefs d’entreprise ». Le même assure avoir évoqué le sujet de la grogne des agriculteurs.

Coup de pression de LR

Le dauphin de Marine Le Pen n’est pas le premier responsable politique à être reçu à Matignon. Jeudi 18 janvier, le Premier ministre a échangé avec Éric Ciotti, président des Républicains, Olivier Marleix, président du groupe LR à l’Assemblée nationale et Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR.

À la sortie du rendez-vous, Éric Ciotti a annoncé avoir tenu un « discours de fermeté » devant le chef du gouvernement, en « contrepartie des méthodes un peu agressives du président ». À savoir le recrutement de Rachida Dati comme ministre de la Culture, alors que celle-ci occupait, avant sa nomination, le poste de présidente du conseil national de LR.

Le député des Alpes-Maritimes a d’ailleurs promis une « réaction » de ses troupes en cas de recours au 49.3 sur les prochains textes budgétaires. Une sorte de coup de pression comme cadeau de bienvenue de la part du patron du parti de droite. Ce vendredi, le sénateur président du groupe Union centriste Hervé Marseille est également reçu à Matignon, tout comme le secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot.

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