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Gabriel Attal confirme que les groupes de niveau seront « la règle » pour le français et les maths au collège

À la rentrée de septembre, les classes de sixième et cinquième expérimenteront les groupes de niveau dans ces deux matières sur « les trois quarts de l’année au moins ».

ÉDUCATION - Le Premier ministre a définitivement tranché. Dossier épineux pour le gouvernement, la question des groupes de niveau au collège a été éclaircie par le Premier ministre Gabriel Attal au cours d’un entretien accordé à l’Agence France-Presse ce mercredi 13 mars.

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L’occasion pour le chef de l’exécutif d’affirmer que les groupes de niveau en français et en maths seront « la règle », la classe entière « l’exception ». Une mesure qui doit être appliquée sur « les trois quarts de l’année au moins » pour les classes de 6e et 5e à la rentrée prochaine. Les classes de 4e et 3e devraient logiquement suivre le même principe dès septembre 2025.

Il y aura « trois groupes selon le niveau de difficulté des élèves, avec un objectif : qu’on puisse faire le point sur le niveau des élèves », a-t-il ajouté, deux jours avant publication des textes officiels. Une manière pour lui de reposer un cadre clair autour de ce sujet, alors que la ministre de l’Éducation Nicole Belloubet s’était montrée plutôt frileuse sur l’emploi du terme « groupe de niveau » depuis sa nomination.

La semaine dernière, Nicole Belloubet avait encore évoqué une « certaine souplesse » dans la mise en place l’an prochain en 6e et 5e de ces groupes, qu’elle avait préféré qualifier de « groupes de besoin », provoquant une réaction positive des syndicats enseignants avant que Gabriel Attal réaffirme dès le lendemain que ces groupes seraient bien des « groupes de niveau ».

« Cellules d’appui pédagogiques »

Mais au cours de cet entretien, le Premier ministre s’est aussi attardé sur la question de la laïcité en milieu scolaire, « aujourd’hui plus que jamais menacée » selon Gabriel Attal.

« Elle a ses ennemis, ils sont politiques, religieux. Mais elle a aussi ses défenseurs : nos professeurs, nos fonctionnaires, nos forces de l’ordre », a insisté le Premier ministre, à deux jours de l’anniversaire des 20 ans de la loi de 2004 contre le port de tenues ou de signes religieux ostentatoires à l’école.

« Ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui, c’est qu’on assiste à une augmentation du nombre de signalements pour contestation d’enseignement », a-t-il ajouté. Raison pour laquelle, Gabriel Attal a promis la mise en place de « cellules d’appui pédagogiques » pour aider les professeurs confrontés à des « résistances, voire des contestations » de leurs enseignements.

Il s’agira « d’un contact au niveau du rectorat qui puisse leur proposer trois grandes solutions : un accompagnement pédagogique avec des professeurs référents qui peuvent leur donner des conseils pour aborder certaines séquences du programme ; une présence physique d’un personnel non enseignant au sein de la classe ; ou la présence physique d’un personnel formé, faisant partie par exemple des équipes académiques ’valeurs de la République’ ».

Gabriel Attal, qui a interdit, quand il était ministre de l’Éducation nationale, le port de l’abaya et le qami, des tenues musulmanes, se félicite « qu’aujourd’hui, les signalements pour port de signes et de tenues religieuses sont au plus bas ». « C’est une victoire sans précédent pour la laïcité depuis 2004 », selon lui.

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