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Gabriel Attal fait plusieurs annonces aux agriculteurs, depuis Montastruc-de-Salies en Haute-Garonne

POLITIQUE - « C’est un nouveau chapitre qu’il faut ouvrir pour l’agriculture française et il démarre aujourd’hui ». C’est depuis une exploitation agricole de Montastruc-de-Salies, en Haute-Garonne, que le Premier ministre a fait plusieurs annonces ce vendredi 26 janvier, qu’on vous résume dans la vidéo en tête d’article.

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« Vous avez voulu envoyer un message. Je suis venu vous dire que le message, on l’a reçu cinq sur cinq, que je vous ai entendus », a déclaré Gabriel Attal, après des jours de manifestations et de blocages de la part des agriculteurs. « On a décidé de mettre l’agriculture au-dessus de tout », a-t-il insisté, aux côtés des ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique Marc Fesneau et Christophe Béchu, avant d’égrener ses mesures.

· Dix mesures de simplification immédiates

Le Premier ministre a notamment annoncé « dix mesures de simplification immédiates » pour les agriculteurs, prélude à un mouvement plus large pour « simplifier drastiquement nos procédures » et « normes », en réponse à leur mouvement de protestation.

Évoquant un « mois de la simplification » d’ici au Salon de l’agriculture qui s’ouvre fin février, le chef du gouvernement a cité notamment les « curages » des cours d’eau agricole ou les délais de recours contre les projets agricoles.

· La fin de la « hausse du gazole non routier agricole »

Gabriel Attal a aussi annoncé qu’il supprimait la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole, qui devait augmenter progressivement jusqu’en 2030, accédant ainsi à l’une des principales demandes des agriculteurs. Pour une « simplification » des procédures, il a également annoncé que les remises de taxe sur ce carburant seraient déduites à l’achat, et non plus après coup sur justificatif, « d’ici à l’été ».

· La France « s’oppose » à l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur

« La France s’oppose de manière très claire » à « la signature » de l’accord commercial controversé entre l’Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur, a-t-il encore assuré.

« Je le redis ici de manière très claire, très nette. Le président de la République s’y est toujours opposé et nous continuons et continuerons à nous y opposer », a martelé le Premier ministre. Le Mercosur et l’UE négocient depuis des années cet accord qui achoppe sur des questions environnementales. Il est dénoncé notamment par les agriculteurs français, pour le risque de concurrence déloyale de la part de produits sud-américains.

· Des sanctions très lourdes contre des entreprises qui ne respectent pas la loi Egalim

Gabriel Attal a aussi annoncé que le gouvernement allait « prononcer trois sanctions très lourdes » contre trois entreprises ne respectant pas les lois Egalim, qui visent à protéger le revenu des agriculteurs dans le cadre des négociations avec les industriels et les supermarchés.

« L’objectif est clair : faire respecter Egalim partout, sans exception », a-t-il déclaré. Il a également annoncé le renforcement des contrôles et promis de mettre une « pression maximale » sur les négociations en cours entre les acteurs.

· Les aides d’urgence augmentées pour les maladies des bovins

Une autre annonce concerne l’augmentation des indemnisations pour soutenir les exploitations les plus en difficulté face à la maladie hémorragique épizootique (MHE), une nouvelle pathologie qui affaiblit les vaches.

Gabriel Attal a évoqué un « budget de 50 millions d’euros » et annoncé une « augmentation du taux d’indemnisation à 90 % » pour les éleveurs touchés par cette maladie apparue en septembre dans les élevages du sud-ouest. Le gouvernement avait fixé la semaine dernière à 80 % l’indemnisation de la valeur des vaches mortes et des frais vétérinaires.

· Une aide d’urgence de 50 millions d’euros pour la filière bio

Le Premier ministre a aussi annoncé qu’il allait « remettre 50 millions d’euros pour la filière bio », les cultivateurs et éleveurs du secteur ayant vu leurs revenus s’effriter ces deux dernières années avec le déclin de la demande de ces produits.

Le gouvernement s’était déjà engagé en 2023 à verser 94 millions d’euros à ce secteur en difficulté.

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