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Gérard Miller visé par une nouvelle plainte pour viol d’une jeune femme qui avait 17 ans à l’époque

Le psychanalyste et chroniqueur médiatique fait l’objet d’une nouvelle plainte pour viol. Les faits seraient survenus alors qu’elle était mineure.

JUSTICE - Elle avait 17 ans au moment des faits présumés. Une femme aujourd’hui âgée de 39 ans a déposé une plainte pour viol contre Gérard Miller mardi 20 février devant le parquet de Paris. C’est la troisième plainte visant le psychanalyste et hypnotiseur star.

Le témoignage de Judith Godrèche au sujet de Benoît Jacquot en dit beaucoup sur les ressorts de l’emprise

D’après des informations du Parisien, c’est la jeune femme qui avait contacté Gérard Miller en 2001, alors qu’elle était une lycéenne intéressée par la psychanalyse. Ce dernier avait accepté de la rencontrer à deux reprises pour des repas en extérieur, avant de la convier à son domicile, place de la Nation à Paris.

D’après son témoignage relayé par Le Parisien, le psychanalyste lui aurait dit : « Je ne serai pas ton premier, mais on peut faire d’autres choses », avant de lui imposer une fellation. La jeune femme étant mineure au moment de son viol présumé, les faits ne sont pas prescrits, selon son avocate.

Gérard Miller nie les faits qui lui sont reprochés

Des dizaines de femmes prennent la parole depuis la publication des enquêtes de Elle – dans laquelle cette nouvelle plaignante témoignait déjà – et Mediapart concernant Gérard Miller.

Cette nouvelle plainte pour viol vient s’ajouter à quatre signalements dont certains n’ont que quelques jours. C’est le cas de celui d’une ancienne baby-sitter, âgée elle aussi de 17 ans au moment des faits présumés. Selon son témoignage au commissariat le 17 février, le psychanalyste aurait eu un comportement déplacé avec elle lors d’une séance d’hypnose improvisée à son domicile, comme le rapporte Mediapart.

Les nombreux témoignages recueillis – Elle en a collecté une quarantaine – dépeignent un même mode opératoire de prédation sexuelle. Sur un plateau télévisé, dans une salle de classe d’université, sur un lieu de vacances ou dans un lieu public, Gérard Miller aurait ainsi abordé des femmes jeunes, et parfois mineures, pour leur proposer d’échanger en privé à son domicile, souvent pour un motif professionnel.

Puis, une fois seul avec ces jeunes femmes, Gérard Miller leur aurait proposé des boissons alcoolisées et une séance d’hypnose. De nombreuses femmes témoignent ensuite avoir subi des tentatives d’agression sexuelle, des attouchements, et pour certaines des viols.

Gérard Miller s’est plusieurs fois exprimé sur les accusations qui le visent. Dans un message transmis à Mediapart le 19 février, il les présente comme « graves et totalement injustes ». Il nie avoir incité ces femmes à boire de l’alcool ou avoir pratiqué des séances d’hypnose à son domicile. Tout comme il continue à affirmer s’être toujours assuré du consentement des femmes qu’il recevait chez lui. Tout au plus consent-il à reconnaître « les mentalités masculines d’une autre époque », comme il le disait dans un message en réponse à l’enquête de Elle. Et que sa notoriété et son âge ont pu pousser certaines jeunes femmes à ne pas « oser » lui dire non.

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