Le futur porte-avions français sera construit à partir de fin 2025, annonce Sébastien Lecornu

BERTRAND LANGLOIS / AFP

La construction du successeur du Charles-de-Gaulle figurera dans la loi de programmation militaire présentée ce mardi en conseil des ministres.

ARMÉE - « Il reviendra au président de la République de donner un nom au successeur du Charles-de-Gaulle avant la fin de son quinquennat. » La construction du nouveau porte-avions à propulsion nucléaire français débutera entre fin 2025 et début 2026, annonce le ministre français des Armées dans une interview publiée ce dimanche 2 avril dans Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Sébastien Lecornu a indiqué que le gouvernement comptait « enclencher définitivement le début de sa réalisation » dans deux ans et demi. « Les sociétés Naval Group, Technicatome et les chantiers de l’Atlantique pourront démarrer sa construction », a ajouté le ministre.

« Les essais à la mer devront avoir lieu en 2036-2037 », a-t-il précisé, en décrivant « une cathédrale de technologie et de compétences humaines » de 75 000 tonnes.

Loi de programmation militaire

Le processus sera acté dans la prochaine loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, d’un montant total de 413 milliards d’euros, qui doit être présentée ce mardi en conseil des ministres. Selon lui, une première somme de 5 milliards d’euros sera consacrée au porte-avions dans la future LPM.

« Il n’y a plus que deux pays au monde qui savent construire et mettre en œuvre des porte-avions nucléaires : les Américains et nous », vante le ministre des Armées, revendiquant sa nécessité dans un environnement mondial marqué par la guerre en Ukraine et de multiples tensions internationales. « Avoir un groupe aéronaval renforce notre présence bien au-delà de notre propre espace maritime », a estimé Sébastien Lecornu. « Renoncer à cette capacité, c’est perdre des savoir-faire uniques chez nos marins, et assumer un déclassement durable parmi les autres nations ».

Il a par ailleurs affirmé avoir « demandé au président de la République et à la Première ministre de présenter prochainement au parlement une demande de dépense supplémentaire de 1,5 milliard d’euros en 2023 » pour « amortir les effets de l’inflation mais aussi accélérer la réparation de nos armées ».

Dans les discussions sur la LPM, Élisabeth Borne a plaidé pour de petites marches annuelles, afin de repousser le plus gros de l’effort budgétaire après 2027, soit à la fin du quinquennat. En cas de vote par le Parlement, l’augmentation budgétaire pour 2023 passerait donc de 3 à 4,5 milliards d’euros.

« Il y a des urgences opérationnelles », a-t-il martelé évoquant en particulier « nos capacités en matière de drones et de lutte anti-drone », selon lui des enjeux clés de sécurité notamment avant les Jeux olympiques et Paralympiques de Paris-2024.

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