Funérailles de la reine Elizabeth II : pourquoi l’absence du prince Louis est normale

Britain's Prince George of Wales (L), Britain's Camilla, Queen Consort (C) and Britain's Catherine, Princess of Wales (R) leave Westminster Abbey in London on September 19, 2022, after the State Funeral Service for Britain's Queen Elizabeth II. (Photo by Alain JOCARD / POOL / AFP)
ALAIN JOCARD / AFP Britain's Prince George of Wales (L), Britain's Camilla, Queen Consort (C) and Britain's Catherine, Princess of Wales (R) leave Westminster Abbey in London on September 19, 2022, after the State Funeral Service for Britain's Queen Elizabeth II. (Photo by Alain JOCARD / POOL / AFP)

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Le Prince George après les funérailles de son arrière-grand-mère, la reine Elizabeth II, lundi 19 septembre.

FUNÉRAILLES D’ELIZABETH II - Tout le monde y était. Les chefs d’État, des membres du gouvernement britannique, les enfants (le roi Charles III, la princesse Anne, le duc d’York et le prince Edward), les petits-enfants (les princes William et Harry), et les arrière-petits-enfants : le prince George, la princesse Charlotte et… le prince Louis ? Eh bien non. Le petit dernier de la fratrie royale, du haut de ses 4 ans, était absent des funérailles de la reine Elizabeth II, ce lundi 19 septembre.

Selon la presse anglo-saxonne, le duc et la duchesse de Cambridge auraient estimé que le prince Louis était trop jeune pour assister à un événement d’une telle solennité. Ce dernier n’avait pas non plus assisté aux funérailles de son arrière-grand-père, le prince Philip. En revanche, il s’était largement illustré pour ses joyeuses grimaces lors du jubilé de la reine, en juin dernier.

Un dessin, une bougie ou un petit mot

Pour la psychologue-thérapeute pour enfants et adolescents Catherine Verdier, il n’existe pourtant pas réellement d’âge minimum requis pour assister à des funérailles. « Lors des recueillements ou à l’église, ils ont une place et peuvent même jouer un rôle dans ces moments : ils peuvent déposer un dessin, une bougie, dire un petit mot. Cela peut même avoir de l’importance ; ils voient qu’on a le droit de pleurer, qu’ils peuvent eux-mêmes se l’autoriser », explique-t-elle auprès du HuffPost.

Contactée par le site Magic Maman, la psychologue clinicienne spécialiste de la parentalité, Laurie Eghissian, ajoute que la présence de l’enfant à un enterrement peut être utile si le parent « sent que ça l’aiderait dans le processus de deuil ».

Catherine Verdier comprend en revanche tout à fait l’absence du prince Louis à cette cérémonie : « On leur demande tellement. Un enfant de 4 ans n’a pas à tenir deux heures dans de telles conditions solennelles ».

Pas de cimetière avant 6 ou 7 ans

Selon la spécialiste, c’est surtout lorsqu’il s’agit d’aller au cimetière ou au crématorium qu’il faut se poser la question d’emmener ou non un enfant. « C’est souvent difficile et cru, il faut absolument qu’il ait envie d’y aller. Il n’est pas question de l’y obliger », estime-t-elle. Et ce, seulement à partir de 6 ou 7 ans - sauf des cas très particuliers, lorsqu’il s’agit du parent par exemple.

C’est à partir de cet âge-là, poursuit-elle, que les enfants « posent des questions sur la mort : - Qu’est-ce qu’il y a après ? Qu’est-ce qu’on devient ? - mais aussi sur la naissance, et ce peut être l’occasion d’y répondre ».

Attention toutefois à ne surtout pas inciter un enfant qui serait « hypersensible, ou qui ne veut vraiment pas y aller. Certains ont de vraies angoisses face à la mort », prévient Catherine Verdier.

Préparer l’enfant

Si l’on emmène son enfant, que ce soit à la cérémonie ou au cimetière, il reste important de le préparer à ce qui l’attend. « Il faut expliquer ce qu’il va se passer, bien annoncer la mort du défunt, expliquer pourquoi dans certains cas, décrire ce qu’on va faire pour honorer sa mémoire », détaille la psychologue. Cette étape peut être difficile lorsque l’on est déjà personnellement touché par la perte du défunt, dans ce cas il ne faut pas hésiter à demander à un autre membre de la famille de s’en occuper.

Du côté de la famille royale, les enfants vivent en tout cas cette perte à leur manière. Si le prince George semble réellement prendre conscience du décès de son arrière-grand-mère, le prince Louis pose de son côté des questions comme : « Est-ce que tu penses qu’on pourra toujours jouer à ceux jeux quand on ira à Balmoral, car elle ne sera plus là ? » Le prince Louis est désormais le quatrième héritier direct de la couronne britannique, derrière son père le prince William, et ses frère et sœur George et Charlotte.

À voir également sur Le HuffPost : Funérailles d’Elizabeth II : le Royaume-Uni observe deux minutes de silence

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