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Fruits et légumes tropicaux : ils sont aussi cultivés en France

Nous n’en avons plus conscience, mais le gratin dauphinois ou la salade de tomates et maïs qui trônent sur notre table sont des plats… exotiques. Aucun des végétaux qui composent ces spécialités bien françaises n’est endémique : tous ont été rapportés d’Amérique du Sud avant d’être cultivés dans nos sols. "Ce qui est exotique, c’est ce qui n’est pas dans le quotidien de notre assiette", résume Iñaki García de Cortázar-Atauri, chercheur à l’Inrae. Avec la globalisation, les goûts se modifient, la demande aussi. Nous croquons à pleines dents dans de juteuses mangues, savourons la chair fondante de l’avocat, relevons nos sauces avec du gingembre et mettons du quinoa dans notre placard à légumes secs. Seul problème, beaucoup de ces produits sont importés, occasionnant lors du trajet d’importantes émissions de gaz à effet de serre.

Mais les choses commencent à changer. Un peu partout sur le territoire, de nombreux agriculteurs se lancent dans la culture d’espèces tropicales ou méditerranéennes. Gingembre en Bretagne, jamrosat, bananes et fruits de la Passion dans les Pyrénées, safran en Provence, avocats en Corse, quinoa en Anjou, thé dans la Loire, asimine en Vendée, kiwis dans le Sud-Ouest, yuzus, cédrats et kumquats en Normandie, ginseng en Haute-Garonne : les essences venues d’ailleurs prennent racine dans les labours hexagonaux – ou sous serre. "Il n’existe pas vraiment de données sur les quantités et la totalité des espèces cultivées, souligne Iñaki García de Cortázar-Atauri, (...)

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