Frontières. La Malaisie souhaite ériger un mur à Bornéo face aux migrants indonésiens

Courrier international (Paris)
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La construction d’une barrière sur l’île de Bornéo est un projet malaisien dont le but est de fermer la frontière entre Sarawak, la partie malaisienne de l’île, et Kalimantan, la partie indonésienne, aux travailleurs clandestins indonésiens. Pour ses détracteurs, cette idée est totalement absurde et contre-productive.

“Pour empêcher l’entrée des travailleurs clandestins indonésiens, le ministre d’État du Sarawak, Tan Sri Datuk Amar James Jemut, a déclaré vouloir construire un mur ou une clôture à des endroits stratégiques le long de la frontière qui court sur 1 032 kilomètres entre les deux pays. Le coût de la construction est estimé à 24 milliards de ringgits [5 milliards d’euros]”, raille le magazine indonésien Tempo.

Avec le Sabah, le Sarawak est l’un des deux États de la fédération de Malaisie situés à Bornéo ; 73 % du territoire de la troisième plus grande île du monde appartiennent à l’Indonésie sous le nom de Kalimantan, 26 % à la Malaisie, et 1 % revient à Brunei.

Selon une enquête de la Banque mondiale en 2019, sur les 9 millions de travailleurs migrants indonésiens répartis dans 150 pays, 5,7 millions seraient sans papiers. Au Sarawak, ils seraient environ 20 000 à travailler au noir, principalement sur les plantations de palmiers à huile.

Imiter Donald Trump

Si ce projet de mur a remporté l’adhésion de plusieurs politiciens malaisiens, d’autres, au contraire, s’y opposent vivement : “Kelvin Yii Lee Wuen, un député de Bandar Kuching, a rappelé que, avant d’imiter l’ancien président des États-Unis Donald Trump dans la construction d’un mur frontalier, Tan Sri Datuk Amar James Jemut devrait considérer les vraies questions pour les intérêts à long terme du Sarawak. Selon lui, les forces armées malaisiennes ont noué de bonnes relations avec l’

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