Publicité

Les frappes américaines au Yémen, en Irak et en Syrie vont se poursuivre, malgré l’ONU

Un RAF Typhoon britannique, utilisé pour frapper les Houthis au Yémen avec les Etats-Unis.
JAKE GREEN / AFP Un RAF Typhoon britannique, utilisé pour frapper les Houthis au Yémen avec les Etats-Unis.

INTERNATIONAL - « Ce n’est pas fini. » Les États-Unis vont « continuer » leurs représailles contre des groupes pro-iraniens en Irak et en Syrie, a affirmé ce dimanche 4 février le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, qui n’a pas voulu dire si des frappes contre l’Iran étaient exclues.

Au Yémen, États-Unis et Royaume-Uni frappent les Houthis, des rebelles soutenus par l’Iran

« Nous avons l’intention de procéder à des frappes supplémentaires et de prendre des mesures supplémentaires pour continuer à envoyer un message clair selon lequel les États-Unis réagiront lorsque leurs forces seront attaquées », a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision NBC.

À la demande de la Russie, qui a accusé les États-Unis de « semer le chaos » au Moyen-Orient, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence lundi au sujet de ces frappes, selon des sources diplomatiques.

De nombreuses cibles atteintes

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé avoir bombardé des dizaines de cibles au Yémen samedi, en réponse aux attaques répétées menées par les rebelles Houthis soutenus par l’Iran contre des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden.

Ces raids aériens au Yémen sont intervenus au lendemain d’une série de frappes américaines contre des forces d’élite iraniennes et des groupes armés pro-iraniens en Syrie et en Irak, en réponse à la mort de trois soldats américains en Jordanie le 28 janvier.

S’exprimant sur une autre chaîne, ABC, le haut responsable américain a affirmé que ces frappes ont eu un « bon impact » visant à priver ces groupes de la capacité de mener d’autres attaques contre les forces américaines.

Les Houthis soutiennent Gaza et le Hamas

En Irak et en Syrie, les États-Unis ont frappé un total de 85 cibles sur sept sites différents, dont des centres de commandement et de renseignement et des infrastructures de stockage de drones et de missiles, selon le Pentagone. Interrogé sur des victimes civiles, il a indiqué n’être pas en mesure de confirmer mais que les cibles visées étaient « tout à fait légitimes ».

Pressé pour savoir si Washington avait exclu de frapper directement l’Iran, Jake Sullivan a répondu sur NBC : « Je ne vais pas dire ici à la télévision en public ce qui est ou ce qui n’est pas sur la table ». « S’ils choisissent de répondre directement aux États-Unis, ils recevront une réponse rapide et résolue de notre part », a-t-il cependant affirmé.

Les Houthis ont mené des attaques puis novembre, disant viser des navires liés à Israël « en solidarité » avec les Palestiniens à Gaza, ravagée par la guerre entre Israël et le Hamas. Ils ont promis de riposter aux frappes américaines.

À voir aussi sur Le HuffPost :

Au Sénégal, le report de l’élection présidentielle à une date inconnue inquiète jusqu’en France

Hommage aux victimes du 7 octobre : LFI envisage de participer auprès d’Emmanuel Macron