"Il l'a frappé avec une pierre": un ex-voisin de cellule de Lelandais dit avoir reçu ses confidences sur Arthur Noyer

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Un ancien partenaire (g) de Nordahl Lelandais témoigne devant la cour d'assises de l'Isère, à Chambéry, le 4 mai 2021 - Marie WILLIAMS © 2019 AFP
Un ancien partenaire (g) de Nordahl Lelandais témoigne devant la cour d'assises de l'Isère, à Chambéry, le 4 mai 2021 - Marie WILLIAMS © 2019 AFP

En ce quatrième jour de procès, un témoignage accablant vient contrecarrer la défense de Nordahl Lelandais. Si l'accusé affirme depuis le début de l'instruction qu'il a participé à la mort d'Arthur Noyer de façon accidentelle, un ancien détenu - à qui il se serait confié - présente ce jeudi une tout autre version.

Farid a un temps été le voisin de cellule de Nordahl Lelandais et c'est alors, explique-t-il à la cour, que l'ancien maître-chien lui aurait raconté comment il a tué le caporal Noyer, mais aussi Maëlys de Araujo (dossier pour lequel il est également renvoyé devant les assises, en 2022), disparue à la fin du mois d'août 2017 en Isère.

"C'était grave ce qu'il avait fait"

Lors d'une discussion entre les deux détenus, au détour d'une promenade, Lelandais "s’est lâché. Il m’a dit qu’il avait pris Arthur Noyer en stop, qu’il lui avait demandé une fellation. Arthur n'a pas voulu, il est sorti pour pisser. Nordahl est arrivé, l’a frappé à la tête avec une pierre", déclare Farid, qui lui avait fourni de la cocaïne.

"Il m’a dit qu’Arthur Noyer ne bougeait plus, qu’il l’a mis dans le coffre. Après il a tourné en voiture, sûrement pour se débarrasser du corps. Je suis allé le dire. Je suis pas une balance, mais c’était grave ce qu’il avait fait", expose Farid devant les magistrats comme il l'avait déjà fait lors de l'instruction.

Remise en cause de la fiabilité du témoin

Si ses allégations ont quelque peu varié au fil des interrogatoires lors de l'enquête, elles ont représenté une charge de plus contre Nordahl Lelandais pour le magistrat instructeur. Mais, à l'audience, ces variations entâchent la fiabilité du témoin.

"Vous comprenez qu’en donnant deux versions differentes on se pose des questions sur la credibilité de ce que vous dites?", lui lâche le président. "Ah d’accord", répond-il simplement.

Reste à savoir si la confirmation de ses dires desservira encore l'accusé qui tente, depuis le début, de convaincre les juges et les jurés qu'il n'a pas tué volontairement Arthur Noyer.

Article original publié sur BFMTV.com

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