Francophilie. L’université de Galatasaray prise dans les tensions entre la France et la Turquie

Courrier international (Paris)
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Les autorités turques ont pris une décision qui réduit l’accès des enseignants français à la prestigieuse université d’Istanbul. Ce qu’une partie de la presse assimile à une mesure de rétorsion contre la France risque d’hypothéquer l’avenir de l’un des fleurons de la coopération franco-turque.

Après le vote de la loi en France sur le séparatisme et le refus des deux fédérations islamiques turques, très liées à Ankara, de signer la Charte des principes pour l’islam de France, puis les nouvelles mesures prises pour encadrer les enseignements de langue et de culture d’origine dispensés par les professeurs turcs dans les établissements français, la tension se tend à nouveau entre Paris et Ankara, venant s’ajouter aux dissensions géopolitiques en Méditerranée et dans le Moyen-Orient.

Cette fois, c’est l’enseignement francophone en Turquie qui se trouve dans le viseur du pouvoir, alors qu’il était déjà critiqué de longue date par les médias proches du gouvernement. Il y a quelques mois, un éditorialiste du quotidien islamiste Yeni Akit trépignait :

On trouve treize lycées et une université francophone en Turquie, où l’on apprend la langue française et où l’on impose la culture française à notre jeunesse. Les agents de Macron viennent recruter des enfants issus de notre terre d’Anatolie pour en faire des admirateurs de la France. Il faut mettre fin à cet impérialisme éducatif.”

Ces jours-ci, c’est l’université francophone de Galatasaray, à Istanbul, qui se trouve concernée par une nouvelle mesure qui impose désormais aux enseignants français qui désirent y enseigner d’obtenir un diplôme de maîtrise de la langue turque : “Les enseignants qui échoueront au test ne se verront pas délivrer de permis de travail, cela signifie qu’il n’y aura désormais plus de professeurs français. On est en droit d’être en colère contre les politiciens français, mais ce n’est pas une raison pour détruire une telle institution éducative”, regrettait dans les

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